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Contributions sur le texte « Bilan d'étape et perspectives pour le mouvement »

Réponses 21 — 40 sur 386


13 juin 2019 22:18
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Attitude
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M. Melenchon, je sais qu'en tant que philosophe et professeur, la plupart des personnes qui votent pour d'autres parties, ne peuvent comprendre votre riche mécontentement, lorsqu'il le s'agit. Ils associent votre attitude à votre aptitude. C'est ce que j'entend partout de ceux qui ont changés de bulletin. Soyez rassurant, c'est cela qui compte. Le reste, organisation etc.. Vous avez tellement d'expérience que je n'ai pas besoin d'en ajouter. Camarade, à bientôt pour les prochaines urnes.

13 juin 2019 22:18
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organisation et perspectives
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Quelques remarques: structure et organisation inexistantes: qui contacter pour participer? Réunion de discussion? ligne de la campagne: les non-dits: la souveraineté nationale et populaire, le fonctionnement de l'union européenne, le rôle de la commission européenne, le fonctionnement de la zone euro, l'outil euro, le rôle de la BCE, : vide abyssal. Thème essentiels si l'on veut mener une politique économique de changement. Convaincre le peuple de la nécessité d'une politique de changement (on est loin du compte) si l'on veut éviter la "mort lente" de notre pays et de notre nation. résultats de l'élection logiques. éviter ces thèmes au nom de je ne sais quelle ligne bobos gauchos ...condamne la FI à la marginalité.

13 juin 2019 22:27
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Changer l'orga pour repartir au combat
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Notre échec collectif aux européennes me semble principalement dû à la crise des perquisitions, mais également à la faiblesse de notre structuration et à l'absence de cadres collectifs. Les groupes locaux sont trop isolés les uns des autres et les militants ressentent une coupure entre le local et le national. C'est pourquoi il me semble nécessaire de mettre sur la table les propositions suivantes : 1) Élection de référents départementaux et régionaux par les militants. Cela permettra de faire travailler les groupes locaux ensemble et de mener des campagnes à l'échelle départemental ou régional. Ces référents seraient également membres de droit de la direction nationale, ce qui permettrait de redonner la main aux militants et de faire remonter les problèmes. 2) Fonctionnement permanent sur le modèle des comités d'appui, c'est-à-dire sur des bases territoriales. Nous avons pu comparer les 2 formules : petits groupes d'actions (12 puis 15 militants maximum) et, pendant les campagnes, comités d'appui (sur des bases territoriales). Or, les petits groupes d'actions nous pénalisent dans les périodes plus faibles ou plus creuses et empêchent notre organisation de grandir. Il suffit de perdre quelques militants pour que les groupes végètent. Je propose donc un principe simple : 1 ville = 1 groupe, ce principe pouvant être adapté dans les grandes et petites communes 3) Autonomie des groupes locaux pour constituer les listes aux élections municipales et réforme de la composition de la Commission électorale. J'entends l'argument selon lequel le tirage au sort permet de diversifier le profil des candidats, mais 60% de tirage au sort, c'est excessif Et les 40% restants sont mandatés sans aval des militants. Cette situation a débouché, sans surprise, sur de nombreuses contestations internes quant à la constitution des listes, et ce malgré le travail important des membres de la CE. Quoi qu'il en soit, la constitution des listes municipales doit tenir compte des réalités du terrain, et pas se décider à Paris. Il ne s'agit de mener je ne sais quelle fronde mais de se donner les moyens de repartir au combat dans de bonnes conditions. Nous sommes la seule opposition consistante à Emmanuel Macron. Ne baissons pas les bras !

13 juin 2019 22:34
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Bilan d'étape et perspectives pour le mouvement
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- Force est de constater que le mouvement perd des électeurs suite aux différentes observations des élections successives. C'est un fait, le nier serait Trumpesque. Que faire donc pour ramener les gens aux urnes et ce en masse ? Continuer de dénoncer (la jouer défensive ) et proposer (offensive, Cf Bernard Friot et dernièrement Charlotte Girard , https://www.monde-diplomatique.fr/2017/11/FRIOT/58062) Pour cela (dénoncer) les députés font leur job. Problème peu de gens/électeurs regardent LCP/Public sénat et suivent les comptes rendus de leurs députés. Je pense même que seul les militants et autres votants de la Lfi/PCF/Ps s'adonnent à cette tâche pourtant importante pour un électeur. Et oui élire est un droit mais aussi un devoir. Les meetings aussi font leur part. Problème, ils ne s'adressent qu'au militant et autres gens possédant des affinités avec le mouvement et/ou ses idées. Ils nous faut donc aller à la Télé (je sais c'est pas tiptop) puisque les réseaux sociaux ne produisent aucun contenu. Ils ne font que diffuser en boucle les différents bonnes idées et les "buzz". Il nous faut sortir de ce "carcan" et faire un peu plus ce que Raquel Garrido fait mais si cela est ingrat. Un JLM/Adrien Quatennens/Ruffin et compagnie, dans une émission Tv/Radio/Presse sur-subventionnée, attirera toujours plus de gens vers le mouvement que si il resterait dans l'AN là ou pourtant est leur place. Soyez tous des députés reporters et aussi des faiseurs d'opinion grâce à la lutte offensive, c'est à dire l'AEC. L'AEC, notre programme doit être mis à jour comme tout programme. Il n'est pas parfait mais faisant en sorte qu'il soit idéal tout le temps en s'emparant de tout sujet d'actualité qui une fois analysé pourra nous aider à amender les différentes propositions que ce programme contient. Comme le dit Friot et le pense les autres membres de la Lfi, il faut savoir séduire et avec de belles et donnes idées. Cela l'AEC n'en manquent pas. Sachons convaincre (fédérer comme le dit Jlm) les jeunes jusqu'au vieux, des pauvres jusqu'au riches avec notre programme comme nous l'a rappeler Charlotte dernièrement. Le but étant de gouverner avec de bonnes idées le pays et de gouverner pour et par tout le monde (le peuple tout entier). Social, Environnemental mais aussi libéral (qui dit investissement public dit transfert d'argent public vers les entreprises privées qui répondent aux appels d'offres des différents marchés public créés à l'occasion soit dans des secteurs hyper réglementés soit dans des domaines pas réglementés ou peu ou pas encore..) le programme doit parler à tout le monde. Tous, sans exception. Et vous le savez que les patrons savent mobiliser leurs salariés pour leurs intérêts, autant ne pas les ignorer en sachant pointer les dispositions de l'AEC bénéfique à leurs sociétés ... (je sais c'est presque mesquin mais en fait non ). La reconquête de droit civiques élémentaires doit pouvoir parler à certains GJ et autres gauchos en mal de trouver un mouvement leur parlant. Pour cela, je pense que le populisme doit être présent mais plus subtile comme en 2017, les gens, le peuple, nous. Ne pas laisser le populisme à l'extrême droite qui galvaude l'esprit même du mot ( https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/HALIMI/59046 ) et manipule comme toujours les esprits des gens les moins armés. Savoir lutter défensivement, dénoncer l'imposture néo-libérale et raciste est une priorité tout autant que de proposer des solutions (on les a pas toutes et c'est pour cela que l'on aime une république (pas celle là en particulier mais bon) puisque être républicain c'est accepter le parlementarisme et donc les bonnes idées des autres .. ). L'un ne va pas sans l'autre. Savoir critiquer tout en proposant des alternatives. Pour cela il faut savoir pointer les aberrations de cette mondialisation stupide (il n'y pas d'autre mot) orchestré par l'ordo-libéralisme français et pas Allemand. Les politiques stupides menés en France l'ont été par nos stupides présidents successifs (le pire étant hollande, se disant de éco-socialiste, de gauche, marxiste, nationalisateur, s'il le faut, avec son beau discours du Bourget mais menant une politique de droite après son élection faisant de cet individus hautement insultable le président le plus démagogue de la V ème à mes yeux). Il faut donc savoir critiquer cela en priorité. Le fait que les néo-libéraux (qu'il soit soc-dem ou conservateur-réac) ait laissé se développer la mise en concurrence entre chinois et un français (je grossis le trait) tout en détruisant plus vite la planète, provoquant des replis identitaire assez poussé dans certains pays comme le nôtre et les USA (par ex). Le fait que l'extrême centre rejoigne l'extrême droite. Il nous appuyer là dessus énormément. Ces fameux extrême qui se rejoignent ne sont pas ceux que l'on pense ( https://www.monde-diplomatique.fr/2019/04/BRISSAUD/59741). En effet, les droites se ressemblent beaucoup trop pour que l'on puisse entendre dans tous les médias de masse que la gauche se rapprocherait de l'extrême droite. Si des programmes se ressemblent, c'est bien ceux des 3 nuances de droites (extrême centre, droite et extrême droite). Savoir proposer, lutter offensivement en faisant rêver. Et oui c'est dans les vieux pots .... L'AEC regorge de bonnes idées, sachons les répéter, les argumenter et effectuer des démonstrations sans faille. Sachons aussi compléter par d'autres philosophie et expériences notre programme et marteler tout cela. Meilleur agriculture, meilleur élevage, meilleur transport, plus d'efficacité énergétique, un meilleur mixte énergétique (rien que pour la partie environnementale ). Sociaux-professionnels, droits des travailleurs, augmentation du smic, baisse du temps de travail, salaire à vie comme le propose Friot. Plus de justice fiscale. Tranche d'imposition, niches fiscales, ISF ... Droits civiques. Réaffirmer le droit de manifester et surtout celui répondant à une actualité (pas le temps de déposer une autorisation en préfecture). Droit naturel de l'humain ( DDHC ) et pourquoi pas l'améliorer. RIC, RIP ou que sais je encore.. Assistance juridique gratuite. Étendre le droit de vote .. Bref tout cela l'AEC le nomme, l'indique et/ou s'en rapproche. Il faut donc insister. Notre programme répond à des besoins urgent, il nous faut donc le faire comprendre mais pas que dans nos cercles très restreint. Les meetings c'est bien, mais ce n'est pas une finalité, surtout pour toucher le quidam lambda qui ne s'y déplace pas, ne les regarde pas ou carrément ne s'y intéresse pas. Il faut donc trouver un moyen de les toucher et je suis à peu près sur que la Télé, traquenard tant redouté par les "lobbyistes du peuple", c'est à dire un député au service des ses constituants ..doit s'y former. Oui affronter la clique ultra-libérale, conservatrice ou réac d'un plateau d'hanouna ne doit pas rebuter un parlementaire mais plutôt le motiver, histoire d'affûter son sens de la répartie dans l'adversité la moins subtile mais la plus agressive. On pourrait renommer le mouvement, MESF, Mouvement Éco-Socialiste Français ou un truc du genre. Beaucoup plus parlant, fédérateur et rassembleur à la fois, il est aussi synonyme de reconstruction de ce que hollande a cassé, un parti de gauche (11% en 2012 ..), environnementaliste et socialiste. Ni plus, ni moins. Ce n'est pas un coup de Trafalgar ou un Bluff ou un leurre comme le font d'autres partis mais plus l'affirmation de ce que nous sommes sans pour autant laisser de coté notre part de populiste qui parle au peuple tout entier, qui l'écoute, qui a son attention et qui la recherche même prêt à tout moment à savoir restituer ce qu'il veut (par le peuple, pour le peuple). Dans l'organisation je ne peux dire grand chose. Je n'ai fait que suivre un GA de loin (Celui de Nice-Nord). Comme tous, nous voulons toujours plus d'horizontalité, plus de partage du pouvoir et de décision mais tout en se rappelant que deux gauchos ensemble créent un parti politique mais qu'un troisième arrivant crée une scission :). Ps : désolé pour mon français. NB: ne mettez pas trop d'énergie ds le référendum ADP, C'est sur le net et mamie du Cantal va galérer. Les français ne se déplacent pas en masse pour des élections alors pour un référendum sur le service public et l'AN ayant la primauté avec le président de la décision finale ... je pense qu'il vaudrait mieux mettre le paquet sur les ventes des bijoux de l'état ( https://www.monde-diplomatique.fr/2019/06/A/59999 ) en vue d'une concurrence pseudo libre et totalement faussée ( https://www.monde-diplomatique.fr/2019/05/BERNIER/59843 ) et réaffirmer les préambules de notre constitution (Art 9 préambule constitution 1946 repris intégralement par celle de 1958 : 9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. Allez courage même si ça part mal.

13 juin 2019 22:42
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Vite casser le duel annoncé LREM vs RN en étant une 3e force citoyenne... qui ne tournerait pas forcément autour de LFI... qui n'est qu'un outil stratégique pour faire gagner l'avenir en commun
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histoire de causer : parce qu'on se laisse toujours intoxiquer par les commentateurs et qu'on finirait par croire qu'un quart de la population soutiendrait la politique du gouvernement et un autre quart voudrait la remplacer par le RN, les autres alternatives n'existant plus , voila les résultats réels de cette élection (à 1 point près)... et ça en dit long sur la légitimité réelle du système représentatif : non inscrits : 11 * abstention : 50 blanc nul : 2 RN : 9 LREM : 9 EELV : 5 LR : 3 FI : 2 PS : 2 autres : 1 ou moins * donnée INSEE 2018, j'ai vu des articles parlant de 7% aussi, ça ne change le reste qu'à la marge d'1 point. Ca va dans le sens de la demande de démocratie directe et donc d'une constituante, bien sûr … mais vu que les élus ne le feront pas, la question reste posée : comment gagner l'élection présidentielle pour lancer une constituante ? L'analyse de la FI en 2016 était bonne à mon sens : après toutes les défaites nationales du FdG et des verts (malgré de bons scores ponctuels aux européennes) qui n'a pu nous amener qu'à être supplétifs du PS libéral , il fallait tenter ce mouvement, outil stratégique pour gagner l'élection, sur un programme participatif ayant permis aux communistes (qui ont joué le jeu), à des verts, des socialistes, des trotskistes, des syndicalistes, des associatifs... de se trouver ponctuellement une maison commune tout en pouvant garder leur appartenance partidaire. Porté par un candidat charismatique qui a su rassurer les électeurs (d'après les sondages de mars 2017, JL Mélenchon était le candidat le plus rassurant de tous), porté par un programme complet alliant démocratie, social et environnement, porté par un nombre important de militants qui ont eu plaisir à mener cette campagne, ça a failli marcher... disons-le, si Hamon et Jadot avaient eu la même démarche envers Mélenchon que Bayrou envers Macron, nous aurions été en tête au 1er tour et tout devenait possible, en tous cas, ça éloignait le FN. Hélas ! Une allocution ratée le soir de l'élection, le retour aux partis pour les législatives, chacun voulant faire l'union autour de lui désormais, une image dégradée dans l'opinion, malgré l'excellent travail unanimement reconnu des député(e)s, une stratégie mouvante amenant le départ de nombreux cadres... et l'échec (il faut bien nommer les choses) de cette élection, malgré le talent et l'énergie de Manon Aubry et ses colistier(e)s... je ne crois pas que la FI aura une 2e chance de gagner en 2022. Il faudra trouver autre chose. Et il faudra le faire collectivement, sans amertume, ne pas vouloir créer une identité FI bloquée, comme les autres partis le font . Nous devons de suite casser le faux duel installé en 2017 LREM vs RN, qui fonctionne (leurs électeurs ont le moins bougé entre 2017 et 2019) en montrant une 3e force qui serait même supérieure en nombre et donnerait peut-être envie à des abstentionnistes de revenir, si nous devenions aussi des gagnants potentiels. L'idéal serait que tous les mouvements de notre large mouvance soutiennent des listes citoyennes pour les municipales de 2020 et les territoriales de 2021 . La municipale de Grenoble 2014 ou la législative d'Amiens 2017 peuvent montrer l'exemple gagnant. Les partis ne le feront pas facilement, c'est à nous citoyennes et citoyens de leur imposer, en préparant des listes entre nous partout et en demandant aux partis de nous soutenir. Ce serait le meilleur moyen pour gagner la présidentielle . Nous trouverons bien un ou une candidate qui ne rebutera quasi personne. Nous remercierons Mrs Mélenchon, Jadot, Hamon et les autres pour leur investissement et le talent qu'ils mettront à soutenir ce ou cette candidate … et nous gagnerons, car c'est nous qui avons raison sur la croissance par le partage, le bien commun et la sobriété environnementale ( et non la croissance par le libre-échange de fabriquer n'importe quoi n'importe comment pourvu que ça se vende en créant des besoins par la pub ) : elle est là, la véritable fracture entre les « éco-socialistes » et les libéraux, non ?

13 juin 2019 22:46
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Quel avenir pour la FI
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- Bilan: Une défaite sur la fédération au mouvement des insoumis: Une question de moyen pour parvenir à fédérer. Les insoumis qui œuvrent au sein des gilets jaunes sont trop timides et laissent à penser qu'il est un parti comme les autres, carriériste et corrompu. Macron est le seul à fédérer contre lui, "en même temps" qu'il manipule et récupère toutes les forces alliées du libéralisme. Le populiste c'est lui. C'est ce qu'il faut dénoncer. je suis un socio du Média, et déplore la verticalité de cette association qui fonctionne de manière illégale vis à vis des règles qui régissent les associations. Nous nous sentons dépossédé d'un outil qui serait indispensable à relayer la parole des territoires, si nous étions actionnaires comme annoncé, un socio = une voix. Bien des engagements, des compétences en tout genre, des liens, sont mises sous le boisseau d'une direction qui fonctionne en cercle fermé. Une instruction judiciaire la la part des "Socios du Média est en cours". Le Média, pensé pour quelques uns aurait pu être un outils d'un presse indépendante et de gauche. L'excellence des journalistes en poste ne fait pas un tout, il faut nous y associer. La lutte médiatique passe aussi par là. Le programme, au delà des intérêts particuliers qui constituent les divisions à gauche, c'est avant tout le programme de la FI qu'il faut mettre en avant et plus particulièrement, la constituante pour une 6ème république, qui va bien plus loin que le RIC et qui doit fédérer au delà des partis de gauche. C'est l'organisation de cette constituante qui devrait faire programme commun avec tous les partis de gauche, et seulement sur cette constitution. La Fi ne pourra à elle seule porter cette exigence d'une démocratie participative, active sur les territoires, quand déjà elle pourrait l'être au niveau des petites communes. toute une parti de l'électorat de gauche "bobo" déteste Mélenchon. Ce sont eux qui pourraient changer la donne. Je n'ai pas d'idée sur la question, quand pour moi cela reste incompréhensible, tant la personnalité de Mélenchon transcende toute la classe politique. Ma modeste participation Philippe

13 juin 2019 23:04
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Ouvrir un chantier
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Pour fédérer le peuple, il faut proposer un chantier neuf, porteur, enthousiasmant et unificateur. La France Insoumise pourrait proposer de lancer l'ouverture d'un chantier ouvert à tous (autres forces politiques, citoyens lambdas) qui serait : "Inventons la Première Ecorépublique du monde". L'objectif est de créer, collectivement, avec lenteur, le cadre du futur programme unificateur de la gauche et des écologistes. Une grande partie des idées de l'AEC pourraient s'y retrouver mais pas toutes, et pas seulement. Il faut l'ouvrir à la critique et à l'amendement libre. Les outils participatifs numériques existent et permettent de débattre et de valider des propositions par des votes massifs (pas de commission ou de collectif tiré au sort mais des milliers, ou plus, de gens). Une sorte d'anti-GrandDébat. Laissons les gens à la manoeuvre en faisant une grosse promotion de cet outil et à la fin, laissons les gens choisir parmi tous les candidats volontaires pour le défendre celui qui le portera à la présidentielle. Jouons à fond la carte de l'horizontalité, car personne ne le fait vraiment... C'est se jeter dans le vide, mais il est grand temps de faire confiance aux gens (pas qu'aux militants). 3 ans, c'est juste le temps qu'il faut.

13 juin 2019 23:07
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horizontalité
Contribution
ric au sein du mouvement FI

13 juin 2019 23:08
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Union de la gauche
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Il est indispensable à mes yeux de rediscuter avec les autres formations de gauche. C’est la division qui nous a écroulé aux européennes. Une collaboration plus étroite avec les communistes et les écologistes est nécessaire. Pour les municipales il nous faut des fronts.

13 juin 2019 23:24
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Priorité: structuration du mouvement
Contribution
Les contributions m'intéressent, surtout pour les municipales puisque je vais être candidat, sans doute tête de liste, mais ce que je souhaite, en priorité, c'est débattre de notre fonctionnement pour l'améliorer! Ne faisons pas comme si rien ne s'était passé aux européennes, svp!!!

13 juin 2019 23:27
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La poussière est retombée : un contrat républicain pour unir la gauche et battre la droite
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Bonjour, Tout d'abord je me félicite de l'ouverture de cette consultation qui me donne l'occasion de m'exprimer. "La poussière est retombée" et on a maintenant les idées plus claires. Sur les raisons de la défaite tout d'abord. Beaucoup de choses ont été dites : sur la confusion entre populisme de gauche et 6°eme république notamment (Raquel Garrido vs Clémentine Autain). Je ne crois pas que ce soit une confusion idéologique qui ait provoqué le désintérêt des français. Dans mon groupe d'action , on ne s'est jamais écharpé là-dessus et pour les gens que j'ai croisés dans la rue aucun ne m'a remonté "alors vous avez choisi ?". On m'a plutôt parlé de JLM en insistant sur le fait que c'est un problème (soupir). Je crois que le problème ne vient pas de là. Lors de la campagne de 2017, quand JLM parlait d'Europe on lui répondait "Anti-européen !" "vous ne croyez pas en l'Europe" . Quand il parlait de l'Allemagne et de son emprise idéologique sur la France, on lui répondait "Germanophobie !!!!" Quand il parlait transition écologique et notamment conversion de l'agriculture vers le bio, on lui répondait "la bio ne nourrira jamais l'humanité". Aujourd'hui, plus personne ne saute au plafond sur ces sujets. Tous les partis veulent renégocier les traités sauf ceux qui veulent sortir de l'Europe. La plupart des agriculteurs ont bien compris que l'avenir était dans la recherche de la qualité et que pour survivre il fallait monter en gamme et passer par les circuits courts . Et la grande distribution licencie car elle s'est coupée du monde agricole. Il faut se rendre à l'évidence : il y a une louange que l'on n'a jamais faite à Jean-Luc Mélenchon : Jean-Luc Mélenchon a mené le combat idéologique et JEAN-LUC MELENCHON A GAGNE CETTE BATAILLE IDEOLOGIQUE. Les idées (ou leur ersatzs) ont percolé dans la sociéte. Aujourd'hui on se retrouve donc dans une égalité apparente avec les autres partis, y compris les marcheurs : renégociations des traités, transition écologique, se débarrasser de la tutelle allemande, pour ne citer que les principaux sujets. Plus rien ne nous différencie des autres partis. Il y a des différence mais uniquement pour ceux qui passent leur temps à décrypter ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Je pense même que la suractivité de nos députés, la personnalité forte (c'est le moins que l'on puisse dire) de JLM ont donné de la France Insoumise l'image d'un parti vertical qui vivait sur son acquis idéologique. La plupart des actions que nous avons faites étaient centrées sur l'action du gouvernement. La campagne "Non à Macron" a renforcé l'impression d'un mouvement scotché sur sa défaite, réglé sur le calendrier du gouvernement et de ses annonces, en panne d'idées et de projet. La campagne de Manon Aubry a repris avec obstination les thèmes de 2017 moins bien que ne l'avait fait JLM. Cette campagne n'a pas surpris, elle n'a pas permis de capitaliser sur LAEC ni de nous différencier . Au moment du choix, qui a eu lieu très tard, les français ont validé l'écologie comme idée maîtresse. Ils n'ont ni le temps ni l'envie d'approfondir le sujet et de décoder les différences entre nos opinions et celle de nos adversaires. Ils sont allés au plus facile et ont voté écolo. Il y a bien sur d'autres raisons, mais celle-ci est la principale. Pour la suite de notre mouvement Raquel Garrido et Clémentine Autain se sont opposées sur les réseaux entre faire l'union à Gauche et se centrer sur la 6°eme république. Je ne crois pas qu'il y ait opposition : il y a au contraire une complémentarité . Quand on se souvient des débats lors des européennes, où l'on voyait les forces de Gauche s'opposer en se jetant les mêmes mots à la figure on comprend que l'union est essentielle . Quand Raquel Garrido indique qu'il faut trouver une "summa divisio" pour parler au plus grand nombre, qui peut le contester ? Clémentine Autain est une stratège de 1°er tour et Raquel Garrido est une stratège de second tour. Nous avons besoin de ces deux visions. Je pense d'une part que la France Insoumise doit revenir sur ses fondamentaux : une base intellectuelle forte qui tire toutes les conséquences de l'analyse qu'elle porte sur l'état du monde. Dans ce domaine nous n'avons pas tiré toutes les conclusions de notre volonté d'appeler une constituante et de passer à une 6°eme république. Nous ne pouvons pas nous targuer d'être un mouvement émancipateur si nous ne préparons pas le peuple à devenir constituant. Nous ne pouvons pas nous proclamer d'un mouvement qui veut mettre à bas la monarchie présidentielle et l'oligarchie et être à ce point centré sur la personnalité d'un seul homme, et sur les travaux de nos députés aussi talentueux soient-ils. Raquel Garrido a raison : la responsabilité de la France Insoumise devant l'histoire ce doit être de transformer les français en constituants . Pour l'avenir Je dois l'avouer : j'ai pris part à un atelier constituant et j'ai même assisté à une conférence de Etienne Chouard. Personne ne lui a demandé si il croyait aux chambres à gaz, ce n'était pas le sujet . Mais Etienne Chouard m'a ouvert les yeux : il faut sortir des vieux schémas. Elections présidentielles, pièges à con. On ne doit pas se demander quelles sont nos différences et comment les effacer, on doit se demander si il existe des arrangements légaux et démocratiquement acceptables qui soient une réponse valable à ces différences. Et la 6°eme république va nous y aider. Voilà ce qu'on peut proposer aux forces de Gauche . Nous ferons une liste unique : Socialistes, Generation.s, Ecologistes, Communistes , France Insoumise . La liste sera dirigée par une personnalité qui n'est pas sujette à caution. Jean-Pierre Chevènement rattrapé par la limite d'âge, mettons que cette personnalité soit François Ruffin . Je suis prêt à prendre toutes les bonnes idées, tant qu'elles sont meilleures que celle-ci. Tous les partis acceptent de se soumettre aux travaux de la constituante quand ils seront achevés. Tous les partis nomment une personnalité qui sera premier ministre quand son tour viendra : en comptant 30 mois de travaux pour la constituante, cela fait des mandats tournants de 6 mois. Mettons que les candidats soient dans l'ordre: Raphael Glucksmann , Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot , Yann Brossat, Benoit Hamon. Les listes acceptent les mandats qui leurs sont donnés : • Le mandat de Raphael Glucksmann est de lancer la constituante et de renégocier les traités . • Le mandat de Jean Luc Mélenchon est d'organiser un référendum "Continuer avec les traités comme ils ont été re-négociés ou désobeir aux traités" et de tirer les conséquences du choix des Français • Le mandat de Yannick Jadot est la transition écologique • Les mandats de Yann Brossat et de Benoit Hamon consistent à organiser le référendum pour la 6°eme république et à en tirer les conséquences. C'est sur ce contrat que l'on peut unir les gauches . Pour chacun candidat le mandat qui lui est donné est cohérent avec son programme. Quand il y a désaccord, c'est le choix du peuple qui doit être suivi. C'est sur ce contrat que l'on peut mettre la 6°eme république au centre du débat, que l'on peut passer au-dessus de nos désaccords et battre nos adversaires de droite . Stéphane Tallard

13 juin 2019 23:32
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Se retrouver, se tourner vers les gens
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Besoin de se réunir plus facilement entre GA d'un même département ou d'un même territoire. Besoin d'être davantage associés à l'élaboration du programme. Besoin de travailler plus en profondeur les 3 campagnes sélectionnées aux conventions. In fine, il faudrait qu'on fasse une Constituante au sein de la FI et que ce soit perçu de l’extérieur comme un processus positif et qui PARLE aux gens. Et ne jamais perdre de vue qu'on veut se tourner vers l'extérieur et pas entre nous, même s'il subsiste des carences dans notre fonctionnement. Donc retrouvons-nous et une fois remis sur pieds, tournons nous vers le Peuple.

13 juin 2019 23:42
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Adresse des Insoumis-es de Saint-Denis à l’assemblée représentative de la France Insoumise des 22 et 23 juin 2019
Contribution
Adresse des Insoumis-es de Saint-Denis à l’assemblée représentative de la France Insoumise des 22 et 23 juin 2019 Cher-es camarades, Les Insoumis-es de Saint-Denis, réuni·es en assemblée générale le 12 juin 2019, ont débattu de la nouvelle séquence ouverte pour notre mouvement à l’issue des Européennes. Elles et ils considèrent que notre résultat lors des élections européennes au plan national est le fruit de causes multiples et refusent toute forme de polarisation à ce sujet. Tenter de dégager, plus ou moins artificieusement, une raison « principale » quelle qu’elle soit, ne peut qu’alimenter des polémiques contre-productives en produisant des éléments de langage superficiels là où nous avons besoin d’analyses approfondies. Ainsi, la question de l’organisation du débat dans notre mouvement, autrement dit de sa structuration organisationnelle, est à envisager d’abord pour elle-même. Cette question est de première importance, indépendamment de toute interpellation franchement malveillante ou seulement maladroite. C’est aux Insoumises et aux Insoumis de se l’approprier pour que vive notre mouvement. À Saint-Denis, les groupes d’action insoumis ont décidé depuis deux ans d’expérimenter une forme de coordination locale, réunissant régulièrement des délégué-es de tous les GA qui le souhaitent, suivant les règles de parité et de révocabilité. Cette expérience, si elle n’est évidemment pas parfaite, a permis de mutualiser nos forces au niveau de notre commune, d’enrichir nos débats, de décliner et/ou de définir au plan local nos orientations selon notre socle collectif l’Avenir en commun. Elle a ainsi contribué à rendre plus visible l’intervention insoumise auprès, au plus près, des habitant-es de nos quartiers. Elle nous a aidé·es à être concrètement utiles à notre camp social. Il va sans dire que cela n’explique pas, à soi seul, les 15,6 % réalisés à Saint-Denis par notre liste aux Européennes, la plaçant en tête de la gauche et à 42 voix de la liste du Président des riches. Cela ne saurait pas plus, comme en d’autres villes, tout dire de notre première place dans les 3/4 des bureaux de vote situés dans les quartiers les plus populaires. Cela n’explique pas tout mais cela n’a manifestement rien empêché, bien au contraire. Notre expérience est bien entendu perfectible. C’est précisément pourquoi nous considérons nécessaire que notre mouvement s’organise pour permettre au débat articulant inventivité démocratique et structuration, de se développer. Pour faire progresser notre cause, nous avons besoin que soit envisagé le renforcement des lieux et des moments d’échanges et de décisions, notamment aux échelons inter-villes et inter-régions, avec les remontées nationales adéquates. La perspective des élections municipales, avec leur dimension agglomérations/territoires, y encourage de manière évidente, mais cela ne vaut-il pas aussi pour les luttes où nous nous engageons hors campagnes électorales ? De notre point de vue, la France Insoumise, consciente des erreurs historiques à ne pas reproduire, n’a rien à y perdre. Elle a, en revanche une nouvelle phase de développement à y gagner. Adoptée à l’unanimité à Saint-Denis, le 12 juin 2019

14 juin 2019 00:21
Titre
rénover le fonctionnement des Conventions et des "amfis"
Contribution
Beaucoup de militants ressentent une coupure entre le local et le national. Entre le groupe d'appui et le national, il n'y a rien. Certes, il y a les Conventions mais encore faut-il : 1° qu'un membre de son groupe soit tiré au sort et 2° que ce membre fasse un travail de concertation auprès des adhérents. C'est pourquoi il me semble nécessaire qu'avant chaque Convention, les militants désignent des délégués. On m'objectera certes que tous les GA ne peuvent pas être représentés. C'est la raison pour laquelle je crois qu'il serait possible d'élire des délégués pour les conventions dans le cadre départemental. Les militants éliraient en outre régulièrement hors convention des référents départementaux pour faire travailler ensemble les différents groupes d'action et mener des campagnes départementales. Ces référents seraient membres de droit des conventions. En effet, seule une instance élue peut permettre de trancher la ligne et de la faire accepter par les militants. Tirer au sort les membres de la Convention, c'est faire reposer l'orientation du mouvement sur des coups de dés ! Il faut également revoir le fonctionnement des "amfis" en les rendant plus interactifs. Demander aux participants des ateliers de se diviser en petits groupes et de désigner des rapporteurs permet certes d'échanger avec ses voisins mais empêche les échanges directs avec la direction, ce qui rend les "amfis" moins dynamiques. Mieux vaudrait privilégier un échange direct, les participants pouvant poser leurs questions à l'intervenant de l'atelier.

14 juin 2019 00:28
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Stratégie pré-2022
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préambule : la FI a perdu ses électeurs de 2017 pour plusieurs raisons : 1/ la campagne de dénigrement tous azimut contre la FI et JLM 2/ le caractère versatile d'une partie de son électorat 3/ la conviction que voter pour le parlement européen est inutile 4/ la défection des électeurs identifiant un recentrage pour la campagne européenne 5/ l'abstention ou le vote RN des français de "souche" vivant dans les quartiers à forte présence étrangère ou d'origine étrangère. j'aurai pu m'inclure dans la raison 3, mais je suis allé voté pour limiter l'hémorragie attendue ! Perspectives : 1/ Minimiser notre présence auprès des media hostiles, favoriser les media alternatifs, les réseaux sociaux et revenir sur les fondements, LAEC. 2/ Effectuer un travail de synthèse sur les promesses et les réalisations des opposants (LREM, RN , PS et EELV) pour les dernières élections. Diffuser cela pour décrédibiliser les partis cités auprès des électeurs, notamment les versatiles. 3/ Réaliser un journal des propositions de loi votés ou pas au parlement européen pendant cette législature par tous les représentants du pays. 4/ Revenir à la stratégie de la campagne présidentielle, parler aux électeurs de gauche, rappeler les trahisons des PS et apparentés, être clair sur le positionnement avec l'europe ( on en sort ou pas, si on sort alors sommes-nous préparés aux difficultés, ...) 5/ S'engager à mettre un terme à l'immigration économique qui fait pression sur les salaires et incite à voter RN. Voilà pour faire court, ce que je pense être en partie la direction vers laquelle la FI doit s'orienter pour regagner la confiance et susciter l'espoir. Franck

14 juin 2019 00:28
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Premier coup d’œil - propositions corrections
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Erreur : la défiance qu'inspirent la vie institutionnelle en général et l'Union Européenne en particulier. poussé.és Les élections européennes confirment la poursuite de la vague dégagiste. Sa première expression ((((((((((à mon avis, ce n’est pas ça la poursuite de la vague dégagiste pour l’Europe, c’est une stabilité de cette volonté…))))))))) est la grève civique par l’abstention massive ((((((((l’abstention s’est accrue depuis les premières élections européennes en 1979 et pour cette élection elle a diminué. L’abstention est due à un désintérêt pour l’Europe… On le sait. Il s’agit d’un dégagisme pour l’Europe… Donc, à mettre dans une section qui parlerait spécifiquement de l’Europe…)))))))). Ou alors : les élections européennes confirment la poursuite de la vague dégagiste… autant en Europe qu’en France ( ?) D’abord par un désintérêt des élections européennes, que ce soit de la part des électeurs que de l’Etat… Nous déplorons aussi que rien n’ait été fait pour encourager davantage à l’inscription sur les listes électorales et saluons les bénévoles de La France insoumise qui ont organisé les campagnes d’inscription que l’État aurait dû assumer. Malgré un léger sursaut de ((((((mobilisation))))), la moitié des citoyen·ne·s n’a pas voulu participer ((((((à cette élection))))) Ce refus exprime non seulement la colère contre le pouvoir mais aussi la défiance (((((qu’inspirent))))) la vie institutionnelle en général et l’Union Européenne en particulier. Le président de la République (((((et son parti ont)))) organisé un duel avec l’extrême-droite. Il l’a perdu mais n’en tire aucune conséquence. C’est pourtant près de 80% des suffrages exprimés et près de 90% des inscrit⋅es qui n’ont pas voté pour la liste de la majorité et de ses allié⋅es. Dans ce contexte, le résultat de la France insoumise n’est pas à la hauteur de nos efforts. Ce revers électoral n’est pas un mal français : partout en Europe notre courant de pensée, toutes formes confondues, subit un même échec électoral. Cela correspond aussi à une offensive du libéralisme qui s’appuie dorénavant sur des pouvoirs de plus en plus autoritaires et des médias (((((qui sont)))) massivement à son service. Aussi, nous ne parvenons pas à retrouver dans les urnes celles et ceux qui avaient fait le choix de La France insoumise en 2017. Si l’explication se situe en partie dans le caractère particulier de cette élection européenne, dans le contexte politique et dans l’adversité d’une campagne de dénigrement perpétuel contre La France insoumise, nous ne sommes pas parvenu⋅es à construire la jonction politique entre classes moyennes des centres villes et la population des quartiers et de la France péri-urbaine comme le veut notre projet de fédération populaire. En résulte l’installation d’un paysage politique polarisé entre Macron et Le Pen, c’est-à-dire entre le système ((((en place)))) et son assurance-vie ((((qui risque de le maintenir au détriment d’un changement nécessaire et souhaité))))). Ce paysage fonctionne comme une nasse qui fait reculer le moment où seront prises en charge les urgences démocratiques, climatiques et sociales. Sur la forme, nous avons mené une campagne inédite et intense impliquant l’ensemble du mouvement et multipliant les initiatives ambitieuses sur l’ensemble du territoire. Nous saluons (((((les équipes de campagne)))) (dans toute la France) et les candidat⋅es. Ils et elles se sont dévoué⋅es sans compter, ((((poursuivant leurs efforts,)))))) ((((((quel.les que fût))))) leur profil et leur place sur la liste, à l’image de notre tête de liste Manon Aubry. Nous les en remercions (((((grandement/fortement))))). Nous avons trouvé sur notre route des obstacles que nous n’avons pas pu contourner. Ainsi, alors qu’une partie grandissante du peuple exprime sa défiance à l’égard du fonctionnement actuel de l’Union européenne, nous n’avons pas su la traduire en mobilisation électorale car notre mot d’ordre principal sur la nécessité de sortir des traités a été rendu invisible (imperceptible/insaisissable) et nous n’avons pas su trouver celui qui synthétiserait simplement nos propositions. (((((De plus,))))) le Président de la République a imposé son agenda médiatique (((pendant)))) la campagne, l’éclipsant largement. De même, l’extrême-droite s’étant une nouvelle fois appropriée nos mots, le référendum anti-Macron lui a profité sans que nous parvenions à rendre plus audible la démonstration que ce prétendu duel est en fait un véritable duo. Nous n’avons pas réussi à convaincre que le vote populaire en faveur du RN est un vote en contradiction totale avec les revendications sociales et démocratiques portées depuis six mois par le mouvement des Gilets Jaunes et ses soutiens. Enfin, l’heure des marches pour le climat confirme notre diagnostic selon lequel doit émerger une écologie populaire et anticapitaliste face au mirage de l’écologie de marché. Pourtant, le vote pour l’écologie traditionnelle est parvenu à donner l’illusion que l’on pouvait sauver le climat sans changer le système. Pour autant, nous disposons de points d’appui évidents. Ils nous servent à apprécier ce qui doit structurer notre action politique dans les prochains mois : – Nous nous félicitons de nos résultats dans les quartiers et dans les villes populaires où nous avons déployé beaucoup d’énergie depuis l’élection de 2017. Plus que jamais, nous devons œuvrer au développement des dynamiques d’auto-organisation populaire et aux initiatives de solidarités concrètes comme ce fût le cas par exemple avec la rénovation ((((d’une école)))) à Marseille, les actions contre les punaises de lit et toutes celles qui consistent à régler sans attendre les problèmes avec celles et ceux qui les rencontrent. Nous en ferons la priorité de nos efforts à venir. – Nous voyons dans l’émergence d’une nouvelle génération engagée dans les grèves scolaires pour le climat une nouvelle porteuse d’avenir. S’y exprime une conscience de l’urgence, d’une radicalité dans les solutions à mettre en œuvre, comme dans les modes d’actions utiles au combat idéologique. Nous voulons nous adresser à elle et nous mettrons en œuvre au sein de La France insoumise un pôle en charge des actions de désobéissance non violentes, pour soutenir les ONG et les mobilisations citoyennes pour l’environnement. – Malgré notre score (((((insatisfaisant))))), La France insoumise, (((((en tant que))))) mouvement, voit six eurodéputé⋅es arriver au renfort de nos combats. Avec nos parlementaires nationaux dont le travail est largement reconnu, ils et elles formeront un groupe d’élu⋅es efficaces face aux lobbies et porteront des propositions alternatives au face à face entre les libéraux et l’extrême-droite et seront aux côtés des mouvements sociaux européens (collectifs de travailleur⋅ses ubérisé⋅es etc.). – Le mouvement est la forme adaptée aux tâches qu’il nous faut accomplir. Aussi, La France insoumise est un mouvement dont la forme est évolutive. Elle se dote aujourd’hui et comme cela a été souhaité par les insoumis⋅es d’une coordination entre ses différents espaces, d’un pôle de respect de ses principes, d’une fondation et d’un forum politique. Nous ouvrons aussi un groupe de travail chargé de synthétiser les propositions d’amélioration de l’organisation. S’il faut toujours améliorer notre fonctionnement, notre énergie militante doit être propulsée vers l’extérieur, dans la société et non pas dans les affrontements de courants et les batailles internes que connaissent les partis politiques. – La France insoumise doit disposer de son propre agenda en dehors des campagnes électorales et du calendrier parlementaire national et européen. Le mouvement s’appuiera sur ses campagnes nationales décidées par les insoumis⋅es pour porter les combats qu’ils et elles pensent utile dans le débat politique. Enfin, la séquence des élections européennes a surtout été dominée par le contexte national du mouvement des Gilets jaunes et la répression violente que subissent les mouvements de contestation populaire. Malgré ses imperfections, nous le regardons avec enthousiasme, car il conforte notre vision de la révolution citoyenne. Déclenché sur une revendication sociale, il est venu interroger l’organisation démocratique de la société pour poser la question du pouvoir de décision du peuple. Il confirme dès lors la pertinence de la revendication d’une Assemblée constituante pour une 6ème République qui, seule, peut transformer la grève civique en un sursaut démocratique au service d’un projet. La souveraineté populaire est notre boussole. Elle est le préalable à l’application de notre programme écologiquement et socialement ambitieux et elle sera donc l’axe central de l’activité de notre mouvement. A ce titre, La France insoumise mettra toute son énergie au service de la collecte des signatures nécessaires pour que se tienne le référendum contre la privatisation des Aéroports de Paris en participant notamment au Comité national pour un référendum (CNR). Il n’est pas question que nous laissions le patrimoine et la souveraineté des Français·es être bradés de la sorte. Cette question est transversale et offre l’occasion d’une bataille d’intérêt général face à l’oligarchie. La France insoumise a été pensée pour être l’outil du peuple et de sa révolution citoyenne. A l’aune de la situation politique et loin des tentatives de résurrection des formes dépassées, c’est plus que jamais ce qu’elle doit être. Ce sera le sens de notre action dans les prochains mois, comme de notre implication dans la prochaine bataille électorale qui s’annonce avec les élections municipales. Nous devons être les déclencheur⋅ses du pouvoir d’agir citoyen en adaptant nos méthodes pour accompagner l’implication du peuple en politique. Après les ateliers des lois où nous disions « faites la loi vous-mêmes ! », puis les ateliers des directives européennes, nous organiserons des ateliers des délibérations du conseil municipal pour co-construire les solutions avec les citoyen⋅ne·s. Parce que les urgences qui nous ont ((((((((((((((((poussé.es)))))))))))) à faire naître La France insoumise demeurent, nous prétendons toujours à gouverner ce pays autrement et continuons de nous y préparer.

14 juin 2019 00:38
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Don Quichotte?
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(Résumé de la contribution à la fin) C'est un peu facile de mettre notre résultat sur le dos de l'offensive libérale. En 2017 on a fait voter les gens "Pour", là on est revenu à vouloir les faire voter "Contre". De plus, il ne faut pas nier la diversité des orientations politiques au sein de la FI, certains sont venus du MoDem, d'autres de mouvances anarchistes et libertaires. À un moment donné le seul moyen de se réunir c'est de se recentrer sur le coeur de notre programme : L'écosocialisme. Et avec ça on peut s'entendre avec tout le monde, organiser quelque chose qui permette les doubles appartenances sans se faire la guerre, sans chercher à appeler à l'"Union de la Gauche", au "Peuple" ou à quelque figure réthorique vague et imprécise qui arrange surtout ceux qui se cherchent une légitimité. L'écosocialisme doit être notre socle commun, quitte ensuite à être en désaccord sur le reste et, si l'on parle d'élu par exemple, à voter de manière diverse en son âme et conscience de citoyen et représentant sans risquer les remontrances des camarades à l'avis divergent. Je préfère un objectif commun et des majorités de circonstances à une ligne choisie par la majorité qui ne fera qu'accentuer les divisions. Acceptons d'être en désaccord et arrêtons de vouloir des insoumis tous lisses en rang bien serrés. Rajouter de la démocratie au sein de la FI n'est évidemment pas une mauvaise chose, mais qu'il ne s'agisse pas de faire une démocratie creuse, une structure lourde et invivable, d'attiser les divisions ou de tenter d'uniformiser la pensée derrière la majorité. Attention donc aux formes proposées. Ma contribution serait donc celle-ci en résumé : - Ne pas rejetter la faute sur untel ou untel quand on a eu une mauvaise stratégie. - Inciter les gens à agir POUR quelque chose plutôt que contre X ou Y. - Réaffirmer la liberté de double appartenance et le droit au désaccord et aux divergences d'opinions au sein de la France Insoumise. - La seule ligne commune centralisatrice et permettant d'identifier la France Insoumise doit être l'écosocialisme, seul point d'union possible étant donné la diversité de nos parcours. - Potentiellement ajouter de la démocratie au sein des décisions, en faisant attention à ne pas créer d'usine à gaz ou de pastiche. Voir histoire de Nouvelle Donne pour ceux qui connaissent un peu ou y ont fait un passage.

14 juin 2019 00:50
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Gardons le Cap
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Jean Luc Mélenchon et son équipe a permis à la vague insoumise de déferler sur bien des territoires... et de réveiller les consciences. Mais bien des français sont ingrats et se comportent comme des girouettes ! Et je pense qu'il faut des actions sur le terrain au niveau local car c'est en forgeant que l'on devient forgeron et que la pratique est mieux que la théorie pour prouver au gens qu'on veut sortir de ce système de consommation aveugle et destructeur de l'environnement à l'échelle mondial et de l'individualisme qui nous ronge de l'intérieur. La tâche est immense au vu de la sidération absolu dans laquelle sont plongés bien des gens qui ne savent pas comment s'en sortir mais elle est pas impossible. Faute de moyens financiers je n'ai pas pu acheter le matériel nécessaire à la campagne des européennes alors qu'aux présidentielles....mon action de distribution dans le BL dans mon village avait permis que JLM arrive deuxième au premier tour. Comme quoi les gens se laissent facilement guider lorsque l'on vient à eux (il faut dire que l'idée des flyers des titres des livrets et résumés étaient bien vu : j'avais mis un de chaque glissé dans la flyers principale de la campagne ce qui faisait comme un petit livret en faite), mais ils se laissent aussi et malheureusement bien trop guider par les médias télévisés qui ont tout fait pour discréditer la FI ! Bref ! C''est avec Jean Luc Mélenchon que l'on arrivera à quelque chose car il a de l'expérience et la carrure pour mener la troupe. Cependant il ne faut pas qu'il se laisse démonter le moral par le départ de traites et d'opportunistes qui n'ont pas le courage de rester insoumis et je lui souhaite bon courage pour cela. Par ailleurs, les élèves peuvent dépasser les professeurs mais sans faire preuve d'ingratitude et de manque de respect car c'est ensemble que nous devons évoluer et non pas divisés. L'esprit de communauté guérirait bien des maux car l’égoïsme collectif facilite la destruction sociale. Chères Insoumises et Chers Insoumis je vous demande de garder le cap ! Hélène Insoumise fidèle à JLM pour l'éternité !

14 juin 2019 01:02
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Corr.
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Oups... je me suis trompé... «quel.les que fussent leur profil et leur place... » (?) Aie le subjonctif :)

14 juin 2019 01:10
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Transmission/Experimentation. Temps/Accès
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Ceux que nous cherchons à convaincre ne sont pas ou peu sensibles à vos stratégies. Vos stratégies parlent aux gens qui ont du temps alors que votre programme intéresse ceux qui n'en ont pas. Pour ces gens là vous devez convaincre par l experimentation par les sujets eux-mêmes, au travers d'actions, qui stimulent ou rendent directement service. Exemples : requisition de bâtiments publics vacants, en coopération avec les assos locales pour commencer avec l'urgence sociale. La mise en place de hub "administrativo-judiciaires" ou c'est possible afin d'aider nos concitoyens dans leurs démarches. Quand on a pas assez de fric il est bien plus utile de mutualiser son argent, et surtout gagner du temps. Le temps que vous leurs ferez gagner ils pourront utiliser une part pour se socialiser dans ces cercles de solidarités mais également de mieux s'informer de manière générale. -activement chercher à conceptualiser les concepts du temps pour les masses, car c est l'endroit de notre rapport de force le plus favorable avec l'oligarchie, au travers de la puissance du nombre. -activement chercher à conceptualiser autour de l'accès (au logement, à la santé, culture, travail..) car force transformee en faiblesse de notre camp des gauches en déviant l'égalité face à un l'accès vers une égalité face à la finalité(ex parité, écriture inclusives.) Qui mettent l'accent sur l integration de nos particularités afin que ceux qui ont le temps d'être offensés ne le soit pas au détriment d'une universalité solidaire qui permettrait de e pas laisser pour compte les invisibles qui souffrent en silence, et du coup votent lepen car vous ne les comprenez manifestement pas. En d'autres termes, s'assurer que tous soit à l'abris pour la nuit demande moins de temps, d'efforts et d'argents que militer pour que qqs migrants aient une place au 115 de ttes façons surchargés. Une fois à l'abri, tous pourront s'entraider pour organiser un futur logement davantage pérenne. De la mm manière ne comparont plus des sommes d'argent mais de temps pour comparer les oligarques et les petits, en intégrant quel temps représentent les machines, leurs gains de productivité dans l'appareil. Renforçant ou affichant a quel point les oligarques sont des parasites et les moyens de production le 1er moyen de contrôle de l'économie, avant la loi et la politique.