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Contributions sur le texte « Bilan d'étape et perspectives pour le mouvement »

Réponses 321 — 340 sur 355


20 juin 2019 15:01
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révolution citoyenne: réalité ou mantra ?
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malgré la bonne volonté et les qualités de chaque militant du mouvement et quelle que soit sa place, la proposition que nous avons faite n'a pas eu de résonance auprès des électeurs et ce malgré un contexte contestataire. Qu'avons nous donc loupé? et si c'était la cohérence même de nos discours et de nos actes, car pour élire aujourd'hui il faut avoir confiance ? nous prônons la transformation des institutions selon des principes démocratiques que nous avons du mal à nous appliquer ! à le lire de plus près le programme l' AEC est largement inapplicable et donc largement compatible avec le capitalisme dont il ne prône en réalité qu'un aménagement et sur la question écologique comment peut on alerter et dans le même temps afficher un optimisme sans faille dans la technologie et avoir jusqu'à l'aspiration de vaincre la mort qui est pourtant notre condition animale élémentaire! par ailleurs les sujets non clarifiées lors de ces européennes de la souveraineté, de la sortie de l'UE et de l'euro , du traitement des migrations, vont se poser à nouveau , du fait de prééminence constitutionnelle du droit européen, aux municipales mais surtout aux présidentielles .Je fais l'hypothèse que les milieux populaires urbains mais aussi ruraux , contrairement aux petits bourgeois éduqués dont je suis, ne se laissent pas prendre et ne voient pas dans cela ce qui pourraient les porter vers un imaginaire désirable. Je propose que pour trouver une voie vers la révolution authentiquement citoyenne , c'est à dire qui politise la question du travail : qui produit ,qui est propriétaire de l'outil de production ?, d'organiser , afin de préparer les présidentielles , des rencontres par exemple mensuelles de construction du programme dans et avec les quartiers populaires d'Ile de France et de province, avec des intervenants qui stimuleraient notre réflexion , je pense par exemple à Aminata Dramane Traoré, à Ramzi Kebaïli, Yann Kindo, Bernard Friot, Malika Zediri, François Cocq... C'est un fabuleux chantier que de remettre le désir en mouvement

20 juin 2019 15:43
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Cinq propositions au sujet des contributions
Contribution
1 Ajouter une recherche par mots clés dans les contributions, 2 Ajouter un système de tags, 3 Naviguer dans les pages directement et non séquentiellement, 4 Pouvoir exprimer son accord/désaccord avec une contribution a l'aide d'un barème à plusieurs niveaux (6 par exemple), 5 Pouvoir référencer (avec lien) une contribution dans son texte.

20 juin 2019 15:57
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Un RIC pour la France Insoumise
Contribution
Instaurer la possibilités à tous les membres de la France Insoumise de soumettre des propositions pour : - modifier la charte, - modifier le programme, - modifier l'organisation, - modifier l'agenda des actions, - la révocation d'un membre dans son rôle, ou de son appartenance au mouvement. Référendum par vote électronique.

20 juin 2019 16:02
Titre
Le "peuple" n'est pas parisien !
Contribution
Trop souvent il s'avère que les concitoyens et concitoyennes des zones rurales restent ignoré.e.s des collègues actifs du mouvement. Ces derniers trop souvent aussi cantonné.e.s sur la "capitale"... Cela peut s'expliquer, se comprendre, mais cela se révèle dommageable à chaque élection, la preuve avec celle des européennes. Les pauvres petits groupes locaux se démènent pour organiser des réunions finalement riquiqui de déjà convaincus, pour sillonner les campagnes avec parfois des tracts inutilisables (exemple ceux des législatives reçus AVANT ceux de la présidentielle et aucun pour la présidentielle ! )...A quel niveau ça dysfonctionne ?

20 juin 2019 16:07
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Stratégie de reconquête de l'électorat " populaire" ( abstentionnistes et gilets compris) pour l'élection présidentielle de 2022.
Contribution
Voilà quelques pistes que je suggère suite à ma propre réflexion sur le faible score de la France Insoumise aux élections législatives et Européennes. Refonte du mouvement et du programme. Trop gazeux d'un côté et trop nébuleux d'un autre côté. S'en tenir à l'essentiel ! Quelques grands lignes et propositions devraient suffire ! Il a suffit à Macron d'une seule proposition pour se faire élire : la suppression de la taxe d'habitation. On reproche à notre monarque de ne pas être proche du peuple...c'est faux ! Macron peut être arrogant, méprisant, avoir un rapport partiel avec la réalité, il a un atout considérable, IL SAIT COMMENT FONCTIONNE LA PSYCHOLOGIE DE MASSE ! Et la masse est d'abord intéressée par un seul objectif : un meilleur pouvoir d'achat et si possible le plus rapidement ! C'est trivial et peut-être, quelque part, amoral mais c'est juste un constat. Vous pouvez parler aux déçus de 6ème république, d'écologie, de référendums divers...etc...., ce n'est pas avec ça que vous pourrez accrocher leur intérêt si vous n'avez pas le bon hameçon. On ne part pas à la chasse à la baleine avec une canne à pêche ! Et pour moi le meilleur des hameçons serait LA SUPPRESSION DE LA TVA ! Une mesure aussi spectaculaire, déclinée à quelques semaines de l'échéance du premier tour, ferait beaucoup de bruit et interpellerait beaucoup de réfractaires ! La suppression de la TVA me paraît même une évidence et en totale adéquation avec la philosophie de la France Insoumise. Malgré la disparition du volet sur la fiscalité, désormais complètement absent du programme du site !? Où est passé le calculateur d'impôts qui avait fait trembler les membres de mon entourage pro Macron ou pro Fillon? La mise en avant d'une véritable révolution fiscale doit être le préalable à une nouvelle amorce pour reconquérir les déçus de notre mouvement et les autres. Il faudrait instaurer davantage de transparence dans le fonctionnement du mouvement et une trouver le bon logiciel pour unifier les actions. Avec le gazeux ça part dans tous les sens et c'est trop volatile ! Éradiquer toutes les critiques contre nos adversaires et proposer du positif. Les gens sont fatigués de voir constamment les politiques s'entretuer à coup de petites phrases ! Économisez plutôt votre temps à retrouver l'esprit de pédagogie et de bienveillance de la campagne de 2017 en d L'organisation régulière de débats philosophiques filmés avec des représentants de la France Insoumise et des citoyens serait une bonne chose je pense. Pourquoi pas inviter des sommités pour approfondir les sujets ? Ne pas hésiter à mettre les pieds dans le débat sur l'immigration en proposant une autre perspective du débat,notamment sur l'intégration. Proposer un plan d'action simple à mettre en œuvre : pas plus de 2 familles par COMMUNE ! C'est certainement une des meilleures solutions pour intégrer les immigrés. Lorsqu'ils sont trop nombreux, ils se communautarisent. C'est un phénomène naturel mais freinant leur intégration. Environ 60000 immigrés arrivent en France ( chiffres 2018). Avec 36000 communes, il est serait facile de les absorber sans donner l'impression d'être " submergée"! Dans ma ville de 20000 habitants, ces dernières années, celle-ci a vu l'arrivée massive d'immigrés ; entre 500 à 600 familles. Résultat: une impression de submersion ayant fait progresser le Rassemblement National ! Si seulement deux ou trois familles seraient arrivées, le RN n'aurait pas progressé. Organisez davantage de consultation sur le site et en produire une synthèse. En espérant avoir fait avancer le débat !?

20 juin 2019 16:22
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Phrase à supprimer
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Supprimer cette phrase "C’est pourtant près de 80% des suffrages exprimés et près de 90% des inscrit⋅es qui n’ont pas voté pour la liste de la majorité et de ses allié⋅es." C'est toujours insupportable d'essayer de tourner les chiffres en notre faveur et de leur faire dire n'importe quoi. Même s'il n'a pas de soutiens populaires, Macron a eu de bons résultats électoraux, et en tout cas bien meilleur que nous ! Vouloir l'affaiblir par ce biais nous affaibli encore plus : combien de % des inscrits a voté contre la liste de la France insoumise dans ce cas ?

20 juin 2019 16:32
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Etre à la hauteur de la dynamique de l'Histoire
Contribution
Ce texte est en-dessous du moment historique que nous vivons. La FI a été verrouillée depuis 2 ans par une avant-garde qui croyait réussir seule, plutôt que de passer son temps à construire une démocratie véritable au sein du mouvement. Tout le monde voit que le scénario qui se profile c'est un duel Macron/Le Pen qui tourne mal en 2022. Les stratégies anti-Macron doivent cesser immédiatement et dans les 3 prochaines années, sinon nous devrons assumer notre part de responsabilité dans l'avènement du RN au pouvoir. Nous avons tellement de matière pour construire du POUR, dessiner un avenir positif dans le lequel se projeter, raconter le monde dans lequel nous voulons vivre. Recentrons-nous sur la Constituante, car c'est le processus constituant qui peut nous sortir de l'ornière de l'Histoire dans laquelle nous sommes engagés. L'équipe opérationnelle de la FI et le comité électoral ne sont pas à la hauteur des milliers de militant-e-s qui continuent de donner de leur temps et de leur énergie au mouvement.

20 juin 2019 16:42
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Contribution de la coordination des équipes thématiques
Contribution
Aujourd’hui, sur un total initial de quarante et un livrets, une vingtaine d’équipes thématiques se réunissent et ont des activités régulières. Les autres équipes sont en sommeil ou n’ont des activités que de façon très ponctuelle. Ce chiffre de vingt correspond globalement au nombre d’équipes ayant fait des contributions pour la préparation des programmes des élections européennes et municipales. C’est en définitive le nombre d’équipes ayant réussi à créer une dynamique après l’élaboration des livrets en 2017 et la participation aux campagnes des élections présidentielle et législatives. Les équipes thématiques ont eu l’occasion d’échanger lors de la Convention de Bordeaux de décembre 2018. Vingt-deux équipes, dont deux groupes d’actions thématiques, soit près de quarante animatrices et animateurs, ont participé à cette rencontre d’une demi-journée. Ceci a permis un partage d’expériences sur les activités et les modes d’organisations respectifs, et une remontée globale des réussites et des difficultés. Un bilan réalisé fin mai 2019, directement auprès des équipes, a permis d’apprécier la situation cinq mois plus tard. Au cours de la dernière année, les équipes thématiques ont fortement contribué à la vie du mouvement. Leurs activités ont été très diverses : contribution aux programmes électoraux (européennes et municipales), prise en charge de formations et de débats lors des Amphis d’été, organisation d’ateliers des lois, coopération avec le groupe parlementaire, participation à des réunions publiques en lien avec les groupes d’action, soutien aux candidat·es pour la campagne européenne, organisation de rencontres nationales, participation à des campagnes de la FI et à des mobilisations sociales, rencontres avec des associations et syndicats, diffusion d’informations, analyses et prises de positions à travers divers outils (lettre mensuelle, réseaux-sociaux), développement de contacts internationaux. Plusieurs difficultés ont été pointées. En premier lieu une insuffisance de moyens humains et financiers pour assurer un soutien à l’activité des équipes et une coordination efficace d’ensemble. Les équipes ont également eu du mal à travailler transversalement sur les sujets qui le nécessitent. Plus globalement il y a un sentiment de sous-utilisation et de sous valorisation du travail et du potentiel des équipes qui doivent pourtant jouer un rôle central pour participer à la structuration et l’animation de réseaux au sein de la France insoumise comme dans le mouvement social. Ce sentiment contribue à une certaine démobilisation. D’autant qu’il n’est pas non plus toujours très simple de renouveler leurs animatrices et animateurs qui souhaiteraient passer le relai. Des pistes d’améliorations sont proposées et devront être discutées dans le cadre collectif de réorganisation du mouvement. Il s’agit notamment de la mise à disposition de moyens (humains salariés et financiers), du regroupement de certaines équipes thématiques, de l’amélioration des processus de validation des textes, ou encore du renforcement des dispositifs pour la formation. Une attention particulière doit être portée aux équipes qui n’ont plus d’activité ou dont l’activité est ralentie pour les redynamiser. Et un travail systématique doit être mené pour une meilleure articulation avec les autres composantes du mouvement : coordination générale, groupes parlementaires, groupes d’actions, équipe chargée des campagnes. Enfin, il faut faire mieux connaitre notre excellent programme « L’Avenir en commun », et ses livrets, non seulement auprès de la population mais parfois même des militant·es. Il est crucial pour cela de renforcer l’activité externe des équipes thématiques pour faire en sorte que leur travail contribue davantage à l’ancrage de la France insoumise dans la société. Pour la coordination des équipes thématiques : Laurent Levard, Danièle Obono, Thomas Champigny, Sophie Thevenet, Hélène Valls. Toute l’équipe salue le travail exceptionnel effectué par Charlotte Girard dans la coordination générale du pôle « Programme » et lui souhaite bonne continuation.

20 juin 2019 17:03
Titre
Quelques considérations sur les conditions de fonctionnement démocratique de la base au sommet et réciproquement
Contribution
Contribution individuelle trop rapidement écrites, un peu à « l'arrache » 1 - L'absence de structuration à la base de la FI telle que je la vis paraît déboucher sur la constitution d'un groupe « d'avant garde éclairée » qui paraît peu se soucier du maintien du potentiel d'engagement qui s'était constitué à l'occasion des présidentielles et législatives. Une absence de fichier adhérents (il n'y a pas d'adhérents) cela se traduit par une communication aléatoire en ce qui concerne les initiatives et notamment les réunions. Ainsi les plus mobilisés, rescapés définissent en groupe restreint ce que doivent être les actions. Des actions qui ne sont pas discutées et validées par l'ensemble des insoumis. Qui sont ils ? La préoccupation pour joindre, rattraper, intéresser les personnes qui s'éloignent, doutent, passe au second plan. Il est plus difficile de faire cela que de se retrouver à se sentir avoir raison en groupe restreint. L'organisation actuelle n'oblige pas à un contact régulier avec les mobilisés des périodes ou la dynamique existait. Dans une organisation structurée cela est davantage à l'ordre du jour. Je me rappelle dans l'activité syndicale l'occasion de reprise des cartes ou de paiement des cotisations comme moment de la discussion de fond permettant de rattraper l'influence du doute, le manque de contacts réguliers, de donner à mieux connaître l'activité réelle du syndicat. Je ne demande pas un retour à quelque chose qui était « mieux avant » mais à une réflexion sur ce qui peut en priorité éviter la fuite des insoumis plus ou moins engagés, en entretenant les échanges permanents. Le démocratie à la base ne vit plus. 2 -La FI réflexion faite, pour moi ne peut être en l'état, à la fois un mouvement constituant et un mouvement électoraliste. Car il y a là une contradiction fondamentale. En effet le mouvement ne peut à la fois agréger horizontalement et transversalement (autres partis, mouvements, organisations) et présenter ses propres candidats à des élections. Lors du moment électoral il y aura forcément mise en compétition et en concurrence des partis présentant des candidat.e.s et cela viendra forcément fausser le jeu à l'intérieur de ce que vous appelez le cercle concentrique. Donc, la seule solution, pour moi, est en effet la séparation de la perspective constituante de la perspective électorale. M. Lalanne – groupe d'action Radis Bègles

20 juin 2019 17:39
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« Et sur les bataillons d’alexandrins carrés, Je fis souffler un vent révolutionnaire. » V. Hugo, 1854
Contribution
Depuis 2016 et comme beaucoup, j’ai constaté le départ de nombreux militant.e.s qui comme moi ont travaillé dur, découragés par les évènements et une considération parfois fragile des forces bénévoles. Le débat est aujourd’hui indispensable, nécessaire. Ouvert et transparent, il ne pourra avoir lieu au sein des réseaux interpersonnels. L’objectif d’un tel débat ne devra pas être celui de « couper des têtes » -ce qui constituerait une erreur majeure, dommageable pour nous-, mais bien de faire avancer notre mouvement. Le faire avancer dans l’intérêt de notre démocratie, des combats écologiques, des combats sociaux et humains, pour l’avenir de notre nation et d’une construction européenne viable. Un débat sur l’organisation interne d’abord: les cadres de décision collectifs, les rôles et fonctions de chacun.e.s clairs. Un débat sur l’organisation externe ensuite : les méthodes d’échange médiatiques, avec la société civile, avec les ONG, avec le secteur privé, public et parapublic, avec les autres forces politiques aussi. Vers quel nouveau souffle ? -Au niveau national, La France Insoumise a déjà construit des choses fantastiques qui ne doivent pas être démolies. Nous ne partons pas de rien. Aujourd’hui, notre force doit se recentrer sur ses fondamentaux : un mouvement populaire et fédérateur, écologique et social, plaçant au cœur de sa réflexion la VIe République. Un mouvement apaisé fertilisant apports, compétences et expériences de chacun.e.s quelles que soient ses origines sociales et politiques dans un seul objectif commun : faire émerger les « jours heureux et le goût du bonheur » que Jean-Luc Mélenchon m’inspire pour le futur et des jours meilleurs. Les gens ont assez soufferts, le temps de panser nos plaies est venu. -Au niveau européen, #MaintenantLePeuple et l’espace de dialogue « Plan A/Plan B » doivent offrir ce nouvel avenir européen: politique, écologique et populaire. L’Europe des peuples, POUR le peuple et PAR le peuple doit naître. Je suis relativement circonspect par le texte provisoire « Bilan et perspectives » et m'interroge. Sur les 8998 caractères que compte le cœur de texte, 315 caractères (3,5%) sur un tiret sont dédiés à la formulation de propositions concrètes afin de travailler sur le fonctionnement et l'organisation interne. Cela est dommage dans la mesure où toutes ces propositions: "coordination entre ses différents espaces", "pôle de respect des principes", "fondation", "forum politique" et "groupe de travail en charge de synthétiser les propositions d’amélioration de l’organisation" méritaient d'être développés dans un texte à part entière. Quels sont leurs définitions concrètes? Quels sont leurs périmètres d'action respectifs? Quels sont leurs modes de fonctionnement et de désignation? La liste des personnes, la liste exhaustive des dates/lieux de leurs réunions, modalités de transmission vidéo ou de retranscription de verbatim voire synthèses peuvent-elles être précisées par écrit? Tout cela pose question et doit susciter interrogation. La nécessité d'un processus constituant est aujourd'hui un élément majeur qui doit par ailleurs être porté à réflexion politique et collective, de par sa potentielle pertinence aussi bien temporelle que politique. Cette prosodie de Victor Hugo, extrait des Contemplations, est à l’image de notre mouvement : s’émancipant des normes classiques. Il est irrégulier, décousu, mais il est le symbole de l’énergie et de l’espoir qui caractérise notre mouvement. Il est le symbole du parti pris révolutionnaire et citoyen de notre force : inébranlable et inarrêtable, telle un vague de fond qui gronde dans l’air, une lame de fond populaire.

20 juin 2019 18:17
Titre
Construire un projet authentique dans un univers réifié
Contribution
Je ne savais pas qu'un jour je me servirais des attendus de ma thèse de doctorat pour convaincre des amis militants, insoumis de surcroit, qu'il ne sert à rien d'essayer d'imposer de nouveaux rapports sociaux empreints de solidarité et de désintéressement dans un construit social déjà-là pourri par l'égoïsme et l'égocentrisme. Cette dualité psychique confine à la maladie mentale. Les pathologies dites du travail (burn out) découlent d'une schizophrénie sociale décrite depuis longtemps par Lubacs, Goldmann et Deleuze. Pour créer du désir, la France insoumise doit d'abord rassurer les malades sociaux que nous sommes tous, des malades mentaux que l'ultra libéralisme a contraint à embrasser des théories de rentabilité dans tous les rapports humains alors que la nature même de l'humain l'entraîne à rejeter le vénal au profit du bien vivre avec autrui. Les Gilets jaunes n'ont pas reconnu les insoumis comme des alliés, ni le projet l'AEC comme le moyen de sortir du désastre de leur vie. Alors que faire? Je ne vois que la planification des valeurs, de la qualité des actions, sur tout le territoire pour faire face, dans un affrontement réel et permanent, à l'immédiateté des conduites quantitatives et marchandes. Cette planification comprend bien sûr des épisodes électoraux mais plus certainement, et plus efficacement, des épisodes courageux d'engagement. Ce que nous devons recréer c'est le sens de la règle (verte notamment), car tout projet politique fiable s'inscrit dans une situation marquée culturellement, historiquement, artistiquement. Notre rôle est de sortir les individus de leur communauté d'adhésion naturelle qui risque de les maintenir dans un repli identitaire fascisant. Nous devons montrer à chaque individu social qu'au devoir-jouir qui l'anime s'adosse un devoir-confronter qui implique une prise responsabilité de soi et de l'autre, même très différent, voire étranger. L'échec des européennes montre très clairement que la FI reste étrangère au prolétariat. Le prolétariat ne se reconnait pas lui même tant on lui a dit qu'il n'existait plus comme agent du dépassement historique de la réification. A nous, les insoumis, de rendre les mots accessibles aux plus incultes. Oui, c'est bien d'inculture politique dont nous parlons ici. Nous vivons une crise de la perte de conscience politique que de faux idéologues et de médiocres philosophes des années 70 et 80 ont favorisé en annonçant la "fin des idéologies". La France insoumise a du pain sur la planche, elle doit aider les gens à s'affranchir des sphères abêtissantes à l'œuvre partout.

20 juin 2019 18:28
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Gilets Jaunes ?
Contribution
Je cite les rédacteurs : « Enfin, la séquence des élections européennes a surtout été dominée par le contexte national du mouvement des Gilets jaunes et la répression violente que subissent les mouvements de contestation populaire. Malgré ses imperfections, nous le regardons avec enthousiasme, car il conforte notre vision de la révolution citoyenne. » Je réponds : Regarder le mouvement des Gilets Jaunes avec un enthousiasme par trop béat a, pour moi, été une erreur. Beaucoup de camarades, dont j’ai un temps fait partie, ont passé un temps considérable à leur côté, quitte à y perdre beaucoup d’énergie et de leur visibilité d’insoumis. On sait maintenant, avec une marge d’erreur infime, qu’elle a été la teneur de leur vote, du moins pour les 50% d’entre eux qui se sont exprimés dans les urnes… On ne peut pas dire que notre enthousiasme ait été payé en retour. Il est bien évident que La France Insoumise doit être attentive à la suite que prendra le mouvement des Gilets Jaunes, car suite il y aura puisque l’ultra libéralisme sort de cette séquence électorale le torse encore plus bombé (à moins que… l’incohérence trouve toujours à pousser dans les sols saturés de pesticides). Oui la FI doit continuer à soutenir les Gilets Jaunes mais en abandonnant la pudeur un peu tartuffe qui a été la sienne pendant les 6 derniers mois. Nous devons être près d’eux tout en étant ouvertement FI, force de soutient et de propositions. Nous avons un programme (le programme) qui répond le plus clairement à leurs revendications les plus estimables, à savoir les revendications sociales. Cependant, s’il devait s’avérer que notre présence dans leur combat puisse être considérée comme parasitaire, je pense qu’il faudra cesser une attache improductive. Nous avons trop de combats à mener en affichant fièrement notre identité (notamment dans les quartiers populaires où toute une jeunesse française issue de l’immigration continue massivement à ignorer la politique), oui trop de combats cruciaux et urgents pour se disperser ! Bruno CHABRAND – GA de Vesoul

20 juin 2019 19:05
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propositions FI interne et post-européennes
Contribution
Beaucoup de très bonnes contributions regrettent le manque de démocratie dans les orientations qui pourraient être palliés par des votes numériques pour les militants, comme nous l'avons pratiqué positivement plusieurs fois, y compris dans cette contribution. Tendances internes au mouvement: prétexter de ne pas fonctionner comme un parti n'implique pas d'oublier tout choix démocratique d orientation de l'équipe dirigeante. La diversité de tendance était notre richesse, et ce n'est certainement pas faute d'avoir voulu l'exprimer ("on ne peut pas ne pas être d'accord") que Charlotte Girard et d'autres ont quitté le navire, et Clémentine Autain ait saisi le soir des européennes pour se démarquer.( sous accusations injustes selon moi). Quelle que soit l'absolue reconnaissance envers JLM, et le travail de Manu Bompard notamment, il est quand même navrant qu'une part des engagements "populistes" fédérateurs de 2017 se retrouvent aujourd'hui à l'extérieur de FI, et que la députée la plus "union de la gauche" se plaigne des résultats, alors que la liste européenne a été ouverte à Emmanuel Morel, etc... Ces pertes auraient peut-être pu être évitées, par consultations ou autres clarifications internes, et non versions officielles sur Charlotte, qui ne dupaient personne. CAMPAGNE Européennes: Excellente implication les trois derniers mois, notamment de Manon Aubry ( en plus de l'investissement de nombreux insoumis auprés des GJ). Mais le flou sur la ligne programmatique, découlant du paragraphe précédent a joué . On ne peut oublier les réactions sur les diff de marché, soit s'en prenant à Mélenchon, soit nous demandant de préciser si nous voulions ou non sortir de l'UE, (et d'autres réactions trés positives envers nos députés ! ) Malheureusement, difficile de convaincre nettement, et quel que soit le litige avec Thomas Guénolé, c'était justement le seul dont l'excellent article Plan A/ Plan B dans le Monde Diplo éclairait la question. BILAN ELECTORAL Insuffisant, mais nous avons quand même 6 parlementaires de combat. En plus des remous internes, et des adversaires connus, sans doute avons-nous sous-estimé la montée ( pas seulement aux européennes) des libéraux-verts EELV, dont Jadot ne cache pas ses ambitions pour 2022. Sans parler de PP, l'autre récupérateur médiatique du même électorat. Hamon ne suffisant plus à nous nuire, on voit mal quel parti dit de gauche aurait le moindre intérêt, et réciproquement à se rapprocher de nous, sauf pour actions transversales. Vote fourre-tout sans choix réel, peut-être une part de bobos que nous croyons flatter nous ont-ils délaissés pour EELV ? PROPOSITIONS: - Il serait peut-être bien de procéder à des votes réguliers, suggérés ou non par l'équipe de l' exécutif( par ex. tous les 2 mois) ou pour des choix stratégiques , ou propositions en vue de constituante, comme il y a 2 ans pour le m6e. Avec membres organisateurs élus pour 1 an. - Suite à la création de l'Intergroupe européen, pourrions-nous avoir les résultats et tendances générales, par Youssouf, Emmanuel ou Manu, de notre Groupe GUE, et surtout des groupes de Maintenant le Peuple ayant passé la barre ou non, et perspectives d'autres pays ? Y a t'il un dés députés nationaux plus particulièrement attaché à l'intergroupe UE, ou par thématique ? - Action prioritaire fédérative, et calendrier parallèle aux municipales: évidemment le RIP - Reprendre et renforcer notre base eco-socialiste, pour nous démarquer d'EELV et des fausses gauche, (sauf actions ponctuelles) . Ne rien lâcher contre les désastres libéraux- écologiques, en prise de conscience accélérée (grâce à Elise Lucet entre autres) pour l'ensemble des citoyens, et les législations nationales, et mondialistes-UE me semble notre rôle le plus évident. Vision globale contre les pollutions volontaires et atteinte à la santé, à l'environnement, à la vie-animale, agro-alimentaire, pollution électro-magnétique, etc... Désolée d'avoir écrit tard, en espérant quelque petite contribution, Michèle, Toulouse

20 juin 2019 19:29
Titre
contribution du GA de Bléré/Athée sur Cher transmis par le GA d'Amboise et Val d'Amboise
Contribution
Réunion du GA de Bléré/Athée sur Cher du 12 juin 2019. MOTION Le GA de Bléré/Athée sur Cher qui englobe géographiquement le canton de Bléré + Azay sur Cher a décidé à l’unanimité de se constituer en GA certifié. Les deux coordinateurs élus sont : Paul OLIVIER 10, La Vieillère à La Croix en Touraine [email protected] Françoise GUILLEMET 27, rue des Vignes à Athée sur Cher [email protected] 1. Structuration de la FI au plan départemental Propositions du GA • Demande d’un recensement urgent des GA officiellement répertoriés en Indre et Loire et qui sont toujours actifs avec l’identité des animateurs(trices) et leurs coordonnées pour chaque groupe. • Création d’une coordination départementale réunie mensuellement, composée des représentants des GA et, selon l’ordre du jour, des militants directement concernés par les questions à débattre (santé,, école, culture, environnement etc). But : une mutualisation optimale des moyens. La coordination départementale, dont les représentants informeront sans tarder leurs GA respectifs des décisions soumises en dernier ressort à leur ratification, sera garante d’un fonctionnement démocratique de la FI, en accord bien entendu avec son orientation générale, mais une orientation dont elle débattra librement et à laquelle elle entend contribuer activement en dehors de toutes pressions et ingérences bureaucratiques dans son fonctionnement. La coordination départementale informera régulièrement le national de ses décisions et des communiqués destinés à la presse régionale. Elle débattra des propositions des GA pour les candidatures aux diverses élections, notamment dans l’optique des prochaines municipales. Composée de militants au plus près du terrain, soucieux d’un véritable débat démocratique, elle sera souveraine pour valider les candidatures, en lien permanent avec les GA, pour les européennes, les régionales, les départementales et les scrutins locaux. La révocation de celles et ceux qui ne respectent pas le mandat confié par le GA et la coordination départementale sera évidemment de mise. Il faut mettre fin à l’absence totale de structuration, d’organisation de la FI, qui facilite en fait les comportements bureaucratiques les plus inadmissibles. C’est le sens de nos propositions et c’est indispensable, si nous voulons dissiper un malaise grandissant dans nos rangs. • Financement des activités Cette structuration implique évidemment une organisation financière qui permette aux GA de fonctionner efficacement. Il faut en débattre sans tarder. Demander aux militants une participation minimale ? Cette piste a été évoquée lors de notre GA ; il en existe certainement d’autres. Ce qui est clair, c’est que la situation actuelle n’est pas viable. 2. Orientation politique de la FI Tout en s’investissant dans la campagne des européennes et tout en saluant le comportement de Manon Aubry tout au long de celle-ci, notre GA a déploré le flou programmatique de la FI, notamment sur la question européenne, expression d’un virage politique pris après les élections présidentielles. Le plan B a ainsi disparu de la campagne, alors qu’il fixait une perspective claire en cas d’échec à obtenir la suppression des traités et des directives de l’UE visant à liquider les services publics et la protection sociale. Il faut qu’à tous les niveaux les membres de la FI se réapproprient le débat largement confisqué par un petit cercle. Les élections municipales peuvent constituer un jalon important dans cette perspective en faisant vivre à partir de propositions très concrètes un schéma national intéressant et qu’il nous appartient d’adapter aux diverses réalités du terrain (alliances sur des bases claires, …). Le GA unanime de Bléré/Athée sur Cher

20 juin 2019 19:38
Titre
Pour la réunion d’une assemblée constituante du mouvement et pour la transition écologique
Contribution
Il y bien sûr plusieurs causes à notre échec du 26 juin après des mois et des mois d'efforts, mais les trois principales sont les perquisitions et la suite, l'axe centrale de la transition écologique de qui tout doit découler, social, emploi...et la démocratie interne de la France Insoumise qui doit être revue de fond en comble par une assemblée constituante du mouvement. Manon Aubry à fait une très bonne campagne, elle était la seul femme à la rencontre sur médiapart, qui plus est venue hors des parti, elle est une chance pour la FI, comme Francois Ruffin ou d'autres. J'ai participé il y a plusieurs année déjà à vulgariser la 6ème république mais on est incohérents si on fonctionne à l'envers de cette idée, et de plus ça n'intéresse que peu les français. On a déjà perdu des militants (européennes oblige, mais pas que). J'implore les dirigeant de la FI de faire une assemblée constituante du mouvement pour l'intérêt général absolue. Je ne suis qu'un militant de bas et du peuple mais toute ma vie j'ai vécue selon l'avenir en commun, (67 ans ), j'espère encore que l'on va repartir du bon pied pour des jours heureux... On a perdu des centaines de milliers de voix qui sont parties à eelv après les inquisitions, et aussi parce que les gens ne connaissent pas notre programme en général et la planification écologique en particulier, alors que c'est nous qui avons le seul programme viable! Jean-Paul

20 juin 2019 20:15
Titre
fédérer les insoumis, électeurs et les gens, pas les GA
Contribution
Habitant en province, c'est vrai que les GA sont isolés les uns des autres surtout dans les régions de droite. Pour autant je ne suis pas pour une organisation départementale, je pense que le travail doit se faire au plus près des gens, et nous n'avons pas besoin de plus de déplacements et de réunions. Je défends plutôt la liberté que la démocratie (qui parfois est la dictature de 51% sur les 49% de contre). Je suis donc pour que chaque GA développe ses actions et totale liberté, avec comme seul cadre, non pas une organisation ou pire ses courants, mais l'AEC. Nous avons eu une action suggérée par un autre GA du département pour les européennes et elle n'a pas marché... C'est donc un retour aux campagnes de 2017 sur le terrain que je préconise, car dans le bilan il ressort que ceux qui ont continué à militer sur le terrain on fait un bon score aux européennes. Pour autant, lorsqu'un GA dans une ville organise une action ou une réunion, les Insoumis de la ville qui ne sont pas dans le GA, et ceux des environs proches doivent pouvoir être prévenus par la plateforme numérique, car c'est comme cela que nous pourrons agrandir le nombre d'acteurs de l'AEC sur le terrain. Avanti popolo !

20 juin 2019 20:32
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Possibilité de contribution limitée aux détenteurs d'une boîte mail.
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aucune possibilité n'est proposée aux insoumis qui ne disposent pas d'internet!

20 juin 2019 20:44
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Charte de fonctionnement
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Ajouter après "[..] les batailles internes que connaissent les partis politiques.": “Une charte de fonctionnement précisera les modalités s'organisation et la composition de ses différentes instances qui sera soumis à amendements et au vote de tou·te·s les insoumis·e·s.”

20 juin 2019 20:45
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Vers une assemblée constituante de la France insoumise
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Vers une assemblée constituante de la France insoumise. La discussion concernant le fonctionnement de la France insoumise demandée par une quarantaine d’insoumis.es dans une note interne publiée par Le Monde (et non publiée « dans Le Monde » comme écrit par Manuel Bompard sur sa page Facebook) est nécessaire. Il faut à cet égard saluer la phrase du texte relatif à l’évolution de la France insoumise et mis en ligne: « Nous ouvrons aussi un groupe de travail chargé de synthétiser les propositions d’amélioration de l’organisation. » D’emblée, il faut préciser que cette discussion n’implique pas nécessairement la transformation du mouvement de la France insoumise en un parti politique (au sens classique et historique du terme). Mais elle est rendue nécessaire par les dysfonctionnements vécus par le mouvement depuis plusieurs mois. Quelques exemples permettent de comprendre l’ouverture d’une discussion réelle, dans une perspective automnale. 1) Les délais d’organisation de la présente assemblée représentative. Dans n’importe quelle assemblée ou organe collégial, des délais sont prévus pour transmettre l’ordre du jour ainsi que les documents utiles. C’est notamment le cas lorsque des questions importantes sont posées à l’assemblée. Dans le cas présent, alors que le texte sur les municipales a été mis en ligne le 30 mai, soit 4 jours après le scrutin des européennes, il aura fallu attendre le 13 juin pour que ce soit le tour du texte sur le bilan et les perspectives du mouvement. Eu égard à la situation (ampleur de l’échec de la France insoumise aux européennes, demandes innombrables de discussion approfondie sur le fonctionnement de la FI), des délais aussi courts ne laissent pas espérer une sérieuse discussion sur le sujet. Tournés vers l’échec des européennes et la perspective des municipales, les deux textes n’offrent aucun interstice. Seule la perspective d’une assemblée constituante du mouvement, à l’automne, précédée d’une préparation collégiale et réflexive, est la hauteur des demandes. Le délai de 3 jours (entre le 20, date ultime de dépôt des contributions, et le 22, date de l’assemblée) laissé à 8 personnes (qui sont-elles ? notamment celles issues du « groupe de travail initial ») pour faire la synthèse de centaines de contributions des insoumis est quant à lui proprement ridicule. 2) La répartition des fonctions au sein de la France insoumise. Cette question des délais pose d’emblée sur la table celle de la répartition des fonctions au sein de la FI. Il est temps d’organiser une répartition des fonctions plus horizontale et transparente à la FI et ne pas concentrer les fonctions (et donc le pouvoir) entre les mains de quelques-uns. Il convient d'envisager que l’équipe de salariés de la FI soit accrue si les finances le permettent (ce qui pourrait être assuré sans décaisser de l’argent pour des dépenses contestables, du type holovans), par exemple pour répondre systématiquement aux demandes des insoumis et de leurs GA (ce qui n'est pas le cas actuellement). Par ailleurs se pose une question de principe : un même militant, même chevronné, doit-il pouvoir cumuler plusieurs fonctions au sein de la France insoumise, telles que responsable des campagnes de la FI (et de l’organisation, de façon plus générale), candidat aux élections européennes et membre du comité électoral ? Ne doit-on pas au contraire procéder à une répartition des fonctions ? Le nombre de militants expérimentés est important et la prise de responsabilité doit être favorisée, à l’instar de la multiplication des orateurs nationaux. Mais ne doit-on pas prévoir une règle claire en la matière puisque la pratique est défaillante ? 3) Le financement de l’action militante à la France insoumise. Les choix en matière de dépenses, en particulier de communication, sont politiques. Ainsi, pendant les européennes, la dépense de plus de 300 000€ pour les holovans aurait dû être validée de façon transparente, selon des modalités préalablement établies. C’est le cas dans n’importe quelle institution : au-delà d’une certaine somme, la dépense doit être validée par une instance collégiale. Car il s’agit d’une somme conséquente (d’autant que, de l’aveu de certains candidats aux européennes, certaines menues dépenses n’étaient pas remboursées). Et il s’agit d’une dépense dont l’objet est contestable : remplacer des insoumis.es en chair et os par un outil technologique et donc non humain. Ne doit-on pas, là aussi, prévoir une règle (ou une procédure) claire sur les modalités du recours à ce type d’action technologique ? La question du financement concerne également les moyens pour militer localement. Présentement, les militants doivent financer par leurs propres moyens les achats de colle, les impressions de tracts non nationaux, mais ne peuvent assurer dans la plupart des lieux l’existence d’un local. Même si le don fléché peut répondre à certaines situations, la France insoumise, dès lors qu’elle entend développer son réseau d’élus en participant à toutes les élections intermédiaires, doit s’interroger sur sa présence physique dans les villes, à travers l’existence d’un local, à la fois lieu de réunion des insoumis dans certaines occasions, mais aussi lieu de solidarité possible avec la population. 4) Le cas des « exclusions ». Plusieurs « exclusions » ont été organisées pendant la campagne des européennes. Deux ont soulevé de sérieuses difficultés qu’aucun texte interne n’avait su anticiper : celle de François Coq (« banni »), puis celle de Thomas Guénolé. Ces deux cas, qui n’ont certes rien à voir l’un avec l’autre dans le fond, posent un problème sérieux de fonctionnement de la FI. Car pour toute personne qui fréquente un groupe humain, « l’exclusion » implique par symétrie « l’adhésion ». Juridiquement, une « exclusion » ne peut intervenir qu’à l’encontre d’un individu qui a la qualité de « membre » d’un groupe institué (par exemple une « association déclarée »). Ce que n’est pas la FI en tant que « mouvement » (on écarte ici la FI en tant qu’association déclarée selon la loi de 1901 et dont ne sont membres que trois ou quatre personnes). On ne peut nier que des exclusions soient prononçables dans des groupes non institués (une « association de fait », telle une « bande »). Mais elles procèdent alors de deux manières : soit selon la volonté du chef (voire d’un groupe de dirigeants), soit selon une délibération collective du collectif humain que constitue le groupe. Or, il me semble qu’en politique, surtout pour un mouvement qui se réclame de l’émancipation humaine, la seule volonté du chef est la pire des solutions. En outre, dans le cas de Thomas Guénolé, les accusations dont il a fait l’objet posent le problème du respect des droits de la défense dont tout accusé doit pouvoir bénéficier, y compris au sein d’un groupe humain privé. Or, en l’absence de qualité de « membre » justifiant la possibilité d'une exclusion, et en l’absence de possibilité d’être représenté par un défenseur, Thomas Guénolé n’a pas été traité conformément au respect de la personne humaine (quelle que soit par ailleurs la réalité des faits reprochés). Dans ces deux cas, il s’avère qu’une procédure d’exclusion s’impose (ce qui est le cas), ce qui implique de définir la qualité de « membre » (ce qui n’est pas le cas), ce qui implique alors de réfléchir à l’organisation institutionnelle de la France insoumise. 5) Les décisions politiques. Les décisions politiques qui orientent la vie du mouvement doivent également pouvoir faire l’objet d’une discussion démocratique. Prenons l’exemple de l’épisode de l’interview de Jean-Luc Mélenchon dans Libération où il annonce la proposition d’une « fédération populaire » (en pleine campagne électorale). La langue française étant ce qu’elle est, « fédération populaire » n’est pas synonyme de « fédérer le peuple ». Il existe donc là un changement sémantique et donc politique. A qui appartient-il d’en décider ? La question doit-elle être tranchée par les insoumis.es ou bien uniquement par le tribun du peuple ? Les insoumis sont-ils d’accord pour considérer que le tribun tire son pouvoir d’un fondement particulier : son score à la présidentielle de 2017 ? Si cette légitimité est réelle, ne doit-elle pas être contrebalancée par celle d’une assemblée représentant les insoumis et se réunissant de manière régulière chaque année ? Ou bien pensent-ils que, malgré ce fondement, il en existe un autre, particulièrement apprécié et chéri : un fondement démocratique. On en revient alors à la nécessité d’une procédure. Ou bien il faut accepter l’envers de la médaille : la critique démocratique adressée à la FI. Si la FI avait montré depuis deux ans un élargissement populaire, aucune remarque ne serait à faire car le succès validerait le fonctionnement. Mais tel n’est pas le cas. Beaucoup de militants nous ont quitté, mais aussi beaucoup d’électeurs. Ouvrir une discussion s'impose donc, non pas pour singer des partis qui ont failli, mais pour adapter la structure France insoumise aux besoins de l’action et de la réflexion collectives. Il n’y a rien d’ « égotique » à réclamer une assemblée constituante du mouvement (qui doit rester mouvement) : se constituer, c’est établir quelque chose dans des formes légales (disons : « dans des règles écrites). Or, établir la France insoumise en la forme « mouvement » en vertu de règles préalablement discutées, c’est donner à voir ce que peut être la révolution citoyenne pour toutes et tous. Tournée vers l’action, tournée vers la lutte, tournés vers la VIe République, mais constituée. Nicolas Guillet, ancien candidat aux élections européennes

20 juin 2019 20:45
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Contribution des insoumis du 20ème arrondissement de Paris
Contribution
Nous militant-e-s de la France Insoumise du 20ème arrondissement de Paris réunis à l'occasion du bilan sur les élections européennes et de la préparation des municipales, faisons le constat de l'urgence d'une démocratisation de LFI car c'est une condition première pour qu'un débat de fond sur les orientations du mouvement puisse se tenir. Nous demandons donc, de même que les 42 signataires de la note interne du 5 juin, la réunion d’une assemblée constituante du mouvement qui doit être impulsée immédiatement pour se tenir à la rentrée 2019. Elle aura pour mission la rédaction de statuts écrits, publics et démocratiques qui définiront l'organisation du mouvement. Elle devra être formée majoritairement de représentant-e-s paritaires choisis par les militant-e-s, qui porteront leurs propositions pour une organisation démocratique du mouvement. A titre de piste de travail, nous proposons que les représentant-e-s des militant-e-s soient choisis par des assemblée départementales, selon la méthode décidée par ces assemblées. Nous invitons par ce message les militant-e-s, représentant-e-s et membres de l'organisation du mouvement à se saisir de cette proposition et à la soutenir, de manière à mettre en place au plus vite une assemblée constituante pour notre mouvement. Nous sommes conscient-e-s du caractère inhabituel de notre démarche, mais il découle précisément de l'absence de voies de communication claires à l'intérieur du mouvement (y compris les instruments qui devraient jouer ce rôle : plates-formes, commissions thématiques, ateliers des lois, qui au mieux permettent la consultation mais non la prise de décision collective) : ainsi, le fait même que nous ayons à utiliser une telle démarche pour transmettre nos propositions nous paraît être un signe de la nécessité d'une réorganisation de notre fonctionnement.