Contributions sur le texte « Bilan d'étape et perspectives pour le mouvement »
Réponses 121 — 140 sur 355
14 juin 2019 14:41
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Commencer le texte l'objectif stratégique que nous nous donnons avant de faire l'analyse de l'élection européenne
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Les crises sociale, écologique et politique que traverse notre pays n’ont pas trouvé d’issue dans la séquence électorale qui vient de se terminer. La question d’une alternative aux politiques menées en France comme en Europe depuis des dizaines d’années reste devant nous. La France insoumise considère qu’elle porte cette alternative grâce au soutien de sept millions de personnes à son programme « l’avenir en commun ». Elle est prête à déployer tous ses efforts au service de l’élargissement du rassemblement populaire nécessaire sur cette base programmatique, prête à le faire dans l’esprit d’ouverture la plus large à toutes celles et ceux qui veulent y contribuer. Le rôle politique conscient que doivent jouer les « groupes d’actions » dans cette entreprise est décisif. C’est pourquoi les textes d’orientation adoptés dans cette assemblée territoriale seront soumis à un large débat dans toute la France Insoumise jusqu’à une convention après les vacances qui fera le point de cette réflexion collective.
14 juin 2019 14:42
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fin de test
14 juin 2019 14:45
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Financement des partis politiques : se prononcer sur la proposition de Julia Cagé
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Bonjour
J’attends toujours la position de la FI sur cette proposition qui vise à contrecarrer le scandale du financement des partis politiques, par lequel les impôts (de tout le monde) financent les riches soutiens financiers des riches à leurs partis de riches.
Julia Cagé propose que chaque citoyen dispose annuellement d’un bon de 7 euros qu’il décide d’attribuer à un parti, et que ce soit là le seul financement autorisé des partis politiques. Le choix de 7 euros correspond à un cout global équivalent au système actuel.
La FI est muette (ou bien je ne l’ai pas entendue) sur cette proposition qui me semble pourtant de pur bon sens et de pure justice.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/25/les-bons-pour-l-egalite-democratique-un-financement-public-egalitaire-contre-la-faillite-democratique_5428130_3232.html
14 juin 2019 14:46
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Mieux caractériser le "duopole" qu'on veut nous imposer et le vote écologique
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"Le mot d’ordre de référendum anti-Macron a été utilisé par le président comme par le RN pour canaliser un vote utile en leur faveur et se renforcer mutuellement jusqu’à imposer leur duo comme l’Alpha et l’Omega de la situation politique. Nous ne sommes pas arrivés à convaincre que le vote en faveur du RN est un vote en contradiction totale avec les revendications sociales et démocratiques portées par le mouvement des Gilets Jaunes et les différents mouvements sociaux. Face à la montée d’une radicalité écologique exprimée dans les marches pour le climat qui s’est traduit dans le choix d’un vote écologique « de bonne intention » nous n’avons pas non plus su convaincre qu’une politique écologique était incompatible avec le modèle économique mis en œuvre en France comme en Europe."
ce paragraphe remplacerait celui-ci :
« De même, l’extrême-droite s’étant une nouvelle fois appropriée nos mots, le référendum anti-Macron lui a profité sans que nous parvenions à rendre plus audible la démonstration que ce prétendu duel est en fait un véritable duo. Nous n’avons pas réussi à convaincre que le vote populaire en faveur du RN est un vote en contradiction totale avec les revendications sociales et démocratiques portées depuis six mois par le mouvement des Gilets Jaunes et ses soutiens. Enfin, l’heure des marches pour le climat confirme notre diagnostic selon lequel doit émerger une écologie populaire et anticapitaliste face au mirage de l’écologie de marché. Pourtant, le vote pour l’écologie traditionnelle est parvenu à donner l’illusion que l’on pouvait sauver le climat sans changer le système. »
14 juin 2019 14:51
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Le mouvement des gilets jaunes est une formidable expérience d'auto organisation du peuple, il serait bon de le mentionner dans la proposition qui consiste à encourager ces formes d'auto organisation
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« Plus que jamais, nous devons œuvrer au développement des dynamiques d’auto-organisation populaire ...
dont le mouvement des gilets jaunes est la plus forte expression
... et aux initiatives de solidarités concrètes comme ce fût le cas par exemple avec la rénovation de l’école à Marseille, les actions contre les punaises de lit et toutes celles qui consistent à régler sans attendre les problèmes avec celles et ceux qui les rencontrent. … »
14 juin 2019 14:57
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Changer le mode électoral : proposer le jugement majoritaire
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Bonjour
Notre scrutin uninominal (on ne vote que pour un seul candidat, une seule liste) présente des effets pervers sur lesquels joue le pouvoir en place.
Que penser d’une course dont les chances de victoire du plus rapide ne seraient pas les mêmes selon le nombre de participants, aucun pourtant ne pouvant courir plus vite que ce plus rapide ?
C’est pourtant ce qui se passe dans nos scrutins : la présence de Chevènement ou de Taubira fait que Jospin ne gagne pas, la présence du PC à une législative fait que la FI n’est pas au second tour, etc., etc.
Il existe pourtant un mode électoral qui résout tous ces problèmes, le jugement majoritaire.
Dans ce mode, chacun exprime un jugement (excellent, très bien, bien, assez bien, passable, insuffisant, à rejeter) sur les candidats, et un calcul est fait pour déterminer celui qui a la meilleur mention majoritaire. Il ne sert à rien de surnoter son candidat ni se sous-noter les opposants (car on fait pas de moyenne des points, on fait une médiane des mentions), on peut s’exprimer sur tous les candidats, en indiquant que A est très bien mais que B n’est pas mal non plus, et qu’entre C et D c’est vraiment D le pire, tout ça en un seul vote.
C’est très simple à expliquer et à mettre en place.
Il faut juste la volonté politique, notamment celle de ceux qui détiennent le pouvoir par le système actuel et qui savent que changer de système leur ferait perdre ce pouvoir.
C’est un des combats que doit mener la FI, et plus généralement tous les partis et mouvements réellement soucieux de l’expression démocratique.
https://lechoixcommun.fr/articles/Le_Jugement_Majoritaire.html
14 juin 2019 15:00
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notre texte devrait commencer par un rappel de notre stratégie pour réaffirmer (ou pas) ce que nous voulons pour notre pays et quelle étape nouvelle nous souhaitons engager avec qui et comment . Nous pourrions donc commencer le texte par le paragraphe suivant:
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"Les crises sociale, écologique et politique que traverse notre pays n’ont pas trouvé d’issue dans la séquence électorale qui vient de se terminer. La question d’une alternative aux politiques menées en France comme en Europe depuis des dizaines d’années reste devant nous. La France insoumise considère qu’elle porte cette alternative grâce au soutien de sept millions de personnes à son programme « l’avenir en commun ». Elle est prête à déployer tous ses efforts au service de l’élargissement du rassemblement populaire nécessaire sur cette base programmatique, prête à le faire dans l’esprit d’ouverture la plus large à toutes celles et ceux qui veulent y contribuer. Le rôle politique conscient que doivent jouer les « groupes d’actions » dans cette entreprise est décisif. C’est pourquoi les textes d’orientation adoptés dans cette assemblée territoriale seront soumis à un large débat dans toute la France Insoumise en vue d'une convention après les vacances qui fera le point de cette réflexion collective.
14 juin 2019 15:00
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La construction de l'espoir
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Durant les dernières décennies, la gauche a su conquérir le pouvoir par les urnes en montrant qu'un autre avenir était possible, en remettant le peuple et l'humain au coeur des préoccupations.
Et je n'ai pas peur d'utiliser le mot gauche. Par ses éléments de langage, LREM a voulu balayer l'échiquier politique pour instaurer une espèce de bipolarité LREM contre les autres, les autres étant tous ceux qui ne sont pas d'accord avec leurs dogmes ordolibéralismes. Ce principe largement suivi dans les entreprises permet d'appliquer des décisions sans avoir d'objections en face grâce à un perpétuelle réorganisation. Déboussoler les gens pour leur faire perdre leur repère et leur instiguer de nouveaux, habillement définis. Il faut ainsi redéfinir le mot gauche, autour d'un programme (LAEC est une excellente base) et d'idéaux (l'humain plutôt que le pognon).
Oui, l'élection Européenne a été un échec. L'absentéisme parmi les rangs de la FI m'interpelle. En laissant les autres choisir, en premier lieu les libéraux et les fachos, ils ont contribué à renforcer la bipolarité politique française se résumant à un choix entre le replis sur soi et la loi du marché.
Notre vision de l'europe n'a pas été clairement montrée. S'attaquer aux institutions européennes, mais dans quel but ? Entrer au parlement, mais pour quoi faire ? Entrer au sein des institutions pour pouvoir montrer au grand jour les magouilles et petits arrangements entre Etat Membres (gouvernements) et Commission. Faire passer le parlement européen de chambre d'enregistrement à un organe de contre-pouvoir pour redonner au peuple toute sa place.
Malgré une bonne campagne de toutes les équipes mobilisées sur le terrain, avec des meeting important à travers tout le pays, nous n'avons pas su élargir notre auditoire. Peut-être n'avons nous pas su mettre en avant un projet, porté par LAEC comme il a été très bien mis en avant lors de la campagne présidentielle de 2017 ?
Nous avons traversé une zone de turbulence durant cette campagne en étant constamment attaqué sur les personnalités. Peut-être aurait-il fallut sortir de cette boîte dans laquelle nous avons été enfermé. Oui, certains actes ont été dommageables. Même compréhensibles, ils ont fait du mal à l'image du mouvement.
Mais il est toujours facile de faire une critique après la bataille. J'ai encore une fois été fier de participer à ce mouvement et de porter les idées, les convictions et les idéaux. Il est donc temps de préparer l'avenir. Quoi de plus réjouissant, grand que de porter un message d'avenir. Offrir une vision du monde différente mais réaliste qui saura parler aux millions de français proches des visions de la gauche.
A mon sens, le message à porter est celui de l'avenir, de la construction d'un monde plus équitable, plus social, plus juste, plus respectueux de l'environnement. Le dégagisme n'est pas un avenir. C'est le discours de l'extrême droite qui n'offre qu'un pseudo retour en arrière et n'offre comme avenir qu'un repli sur soi. Il est donc essentiel de ne pas chercher à aller sur ce terrain. En montrant que nous sommes capables de construire une société humaine, nous pourrons retrouver un auditoire plus large. A défaut de convaincre tout le monde, nous serons au moins entendu par beaucoup de gens et nous alimenterons alors leur réflexion.
Au niveau national, nous devons continuer de mettre en avant le travail des députés à l'Assemblée Nationale. L'exemplarité du groupe sera un magnifique allié pour la prochaine échéance. Il faudra conserver cet esprit au parlement Européen et montrer à la fois l'Europe de l'intérieur mais aussi le travail réalisé par les parlementaires de combats.
Au niveau local, les prochaines élections municipales vont se jouer sur un plan totalement différent. Ce sera aux équipes sur le terrain de porter des projets découlant du programme adaptés aux spécificités locales. C'est aussi à ce niveau qu'on peut montrer la force de notre mouvement et sa richesse à travers des talents de tous horizons.
Laissons le dégagisme et le replis sur soi à l’extrême droite. Reprenons la main sur l'avenir et sur la construction d'une société plus humaine, plus équitable, plus respectueuse de l'environnement. Ce n'est qu'en portant l'espoir et en montrant que nous faisons tout pour appliquer nos idées que nous saurons parler aux citoyens.
14 juin 2019 15:01
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Une gauche écologique, sociale et démocrate entre Insoumission et Avenir en Commun
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Bonjour, je souhaite en tant que sympathisant de ce mouvement apporter mon humble contribution, avis, à la stratégie de la France Insoumise. Citoyen de 30 ans, BAC+5 (en cours +8) dans le domaine de la cancérologie, venant d'un milieu social de classe moyenne/populaire, je me sens pour la première fois (quasi-)pleinement représenté par un mouvement politique, la France Insoumise. Après avoir voté à 18 ans en 2007 pour Olivier Besancenot et la Ligue Communiste Révolutionnaire (aujourd'hui NPA), et une approche assez radicale pour le peuple, par le peuple, mon choix s'est porté sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon. D'abord sous le Front de Gauche, qui prônait l'humain d'abord, puis avec la France Insoumise, qui ajoutait à la fibre programmatique du Front de Gauche un tenant de révolution citoyenne (6ème République) mais aussi un pan écologique plus que conséquent. Un programme résolument écologique, social et démocrate dans lequel je me suis reconnu. Après un quinquennat du président François Hollande social-libéral qui s'est fortement éloigné du terreau de la gauche, la France Insoumise a représenté une belle lueur d'espoir pour moi et tous ceux de ce "camp", avec presque 20% des voix aux élections présidentielles de 2017. Avant cette rude déconvenue et les 6% obtenus aux Européennes.
VOTRE BILAN
Dans le bilan que vous faites de cette campagne européenne, vous expliquez que les mauvais résultats sont en partie dûs à un battage médiatique anti-FI, à un fort report des voix des électeurs écologistes vers le parti de Yannick Jadot. Cela paraît clair pour moi aussi. Vous êtes déçus face à l'impuissance que nous avons à dissuader les électeurs des milieux populaires à voter pour le Front National. Vous regrettez de ne pas avoir réussi à créer un pont entre milieu populaire et classes moyennes des centres villes. Comment l'expliquer, comment expliquer cette perte de 14 points ?
MON AVIS
Mon sentiment est que la force de la France Insoumise, qui a été un subtil équilibre Ecologie-Démocratie-Social, s'est rompu de 2017 à 2019. Notamment en termes d'affichage médiatique (et non de programme, qui est toujours celui de l'avenir en commun, et qui se doit de garder une constance, car très cohérent et s’étant construit par la base).
2017 : En effet, la France Insoumise tenait sur 3 branches aux présidentielles, avec un centre de gravité situé au point d'équilibre de la gauche, entre les désirs d'écologie, de démocratie et de social. Bien sûr, cette situation fut facilitée par l'absence de candidat écologiste, et de candidat communiste et les difficultés du PS. Ainsi, le choix pour de nombreux électeurs de gauche fut de choisir la France Insoumise. Avec notamment un report de voix de nombreux électeurs écologistes (comme en témoignait l'envie de beaucoup de militants d'Europe Ecologie dans leur consultation interne), de nombreux électeurs communistes (leurs militants ayant voté il me semble pour un retrait au profit du candidat FI) mais aussi certainement d'électeurs de l'aile gauche du parti socialiste (frondeurs) déçus de la politique de François Hollande. Ajouter à cela Jean-Luc Mélenchon, qui apparaissait très bon dans les débats, et donnait une image d'un homme sympathique et présidentiable : intransigeant, responsable et sage à la fois. Je sais que sa personnalité a alors séduit des électeurs disons "raisonnables", anciens électeurs de l'UMP, du PS ou ne voulant ni voter FN, ni pour ce jeune OVNI que fut Emmanuel Macron. Ces conditions réunies, la France Insoumise a quasiment atteint le second tour des présidentielles.
2019 : En 2019 néanmoins, l'image de la France Insoumise comme possible gouvernant s'est quelque peu effilochée selon moi, apparaissant plus clivante. Particulièrement après le battage médiatique sur la perquisition, où les députés de la France Insoumise ont pu être perçus, à tort ou à raison, comme des gens se sentant au-dessus des lois, s’opposant à des représentants des forces de l’ordre. Plus clivante aussi car médiatiquement exposée, volontairement et involontairement, comme une « simple » opposition (même si à titre personnel je vous applaudis pour cette vigoureuse opposition affichée à l'Assemblée nationale). Plus clivante aussi car soutenant fortement le mouvement des gilets jaunes, d'abord très approuvé par la population certes, mais de moins en moins, notamment par les habitants des centres-villes vivant chaque week-end ces manifestations plus ou moins agitées devant leur porte. Alors que vous regrettez de ne pas avoir su réconcilier ces deux populations. Je me méfie des biais médiatiques, mais ce n’est pas le cas de tout le monde : ce côté clivant a peut-être renforcé l'adhésion au mouvement de certains mais sûrement refroidi beaucoup d'autres. Puis, mon opinion est que vous n'avez peut-être pas su ou pas essayé de vous détacher de ce piège de l'isolement. J’illustre mon propos : j'ai personnellement été très surpris de la dernière phase de la campagne de la FI aux européennes, très centrée sur la personne du Président avec notamment cette volonté de jouer le jeu du référendum "POUR ou CONTRE Macron". Comme avec cette affiche "Dites MaNON à Macron". Ou le programme reçu par la poste, mettant en premier point l’opposition à Macron. Cela nous a, à mon avis, enfermé dans cette image clivante, et nous avons moins entendu les propositions programmatiques de la FI, si proches des revendications des gilets jaunes, ou des écologistes pourtant. Cela a aussi peut-être renforcé cette dualité souhaitée finalement par le président Macron et Marine Le Pen. Si la seule question était de dire non à Macron, le Rassemblement National était le mieux placé dans les sondages pour y répondre.
A cela se sont ajoutés les classiques plus faible mobilisation aux européennes et éparpillement des listes à gauche. Je pense que la FI en a notamment beaucoup pâti à cause de son aspect médiatique plus clivant, plus radicale. Je n’ai pas d’informations de report de voix chiffrées (que vous avez peut-être), mais je pense que de ce fait, les électeurs résolument écologistes ont reportés leurs voix sur Europe Ecologie ou Urgence Ecologie ; les électeurs communistes ont à nouveau voté pour le PCF ; les électeurs des frondeurs du PS pour la liste de Benoît Hamon. Tous ces partis sont tout de même programmatiquement très proches de celui de l’Avenir en Commun : lutte contre l’évasion fiscale et le lobbyisme, opposition aux traités de libre-échange, aux pesticides et autres écocides, harmonisation sociale de l’Europe par le haut, souci d’une immigration humaniste, attachement aux services publics et à une protection sociale s’opposant à l’ubérisation actuelle, critiques de la 5ème République et envie d’une 6ème… J’exclus de ce « programme commun » le Parti socialiste (ou plutôt social-démocrate), défendu par M. Glucksmann, qui s’apparente plus à du centre gauche, résolument libéral. J’inclus Europe Ecologie malgré leur absence d’opposition claire à LREM ou au PS, car leurs ELECTEURS sont selon moi en grande partie opposés à l’ultra-libéralisme d’aujourd’hui, productiviste, qui ne peut qu’être polluant. On pourrait même parler des animalistes qui devraient se reconnaître dans le programme de la FI, ou pourquoi pas de l’alliance jaune qui ne propose qu’un RIC généralisé. En cumulant leurs résultats à ceux de la FI, nous obtenons un pool d’environ 25% d’électeurs, selon moi potentiellement intéressés par un programme commun COHERENT, écologique, social et démocratique.
STRATEGIE SUGGEREE
Ce programme commun cohérent pourrait être très proche de celui de l’avenir en commun à vrai dire. Et fédérer la gauche dont le champ est plutôt libre, après la fonte du PS, et le parti du président LREM qui doit maintenant « draguer » les électeurs de droite, tentant un grand écart risqué. Pour fédérer, rassembler à nouveau, voire plus, les électeurs qui avaient voté en 2017 pour la FI, il faut retrouver médiatiquement ce point d’équilibre ECOLOGIE-DEMOCRATIE-SOCIAL selon moi. Presque à équidistance de chaque thématique.
J’ai pu comprendre que des lignes stratégiques différentes s’exprimaient en ce moment à la direction de la France Insoumise. Une ligne radicale, celle des Européennes (?), insistant sur l’aspect révolution citoyenne de la France Insoumise pour récupérer une souveraineté populaire, sur une approche « gilets jaunes », sur l’opposition au gouvernement en place. Elle semble majoritaire au sein de la direction du mouvement, au vu de la stratégie adoptée lors des européennes ou encore du ton employé dans le texte « Bilan et perspectives ». C’est une ligne très « insoumise », si je me réfère au nom du mouvement, et a été récemment mise en avant un peu plus par Alexis Corbière.
Puis il y a une ligne qui semble plus défendue par Clémentine Autain, ou Charlotte Girard qui quitte le mouvement malheureusement. Cette ligne apparaît plus ouverte, moins sectaire, sensible à un rassemblement plus large. Ce qui ne veut pas forcément dire en réalisant des concessions, mais avec une approche peut-être plus proche de la présidentielle, qui peut potentiellement lier classe moyenne et populaire, objectif que nous nous fixions. La France insoumise s’oppose au gouvernement mais est aussi force de proposition. Cette ligne insisterait sur l’Avenir en Commun, le nom du programme, plutôt que sur l’Insoumission.
Je pense personnellement qu’il faut trouver l’équilibre entre ces 2 lignes, et que la balance a trop penché du côté de l’insoumission. Pour un certain nombre, ces 2 années étaient peut-être le temps de l’opposition, mais de toute évidence, cela n’a pas été efficace, que ce soit dans les urnes, ou pour l’unité du mouvement, au sein duquel nous ne voulons pas voir s’affronter ces 2 lignes, en réalité si complémentaires. La France Insoumise des présidentielles promettait la Révolution, oui, mais par les urnes, ne l’oublions pas. Elle peut rassembler la gauche écologique, sociale et démocratique. Comme pour beaucoup d’électeurs, les divisions politico-politiciennes entre France Insoumise et parti communiste, Benoit Hamon ou encore partis écologistes m’échappent souvent. Même si je comprends les réticences à s’allier, lorsque des ambiguïtés subsistent (Hamon qui ne veut pas renier El-Khomry ou Valls, les Verts qui sont encore tentés par des alliances avec le PS ou pire, LREM). Les Verts ont repris la main sur la gauche, que la France Insoumise avait pourtant après les Présidentielles. Dommage. Nous avons tellement de points de convergence, est-ce une fatalité à gauche d’être divisés ? Alors que la gauche prône la solidarité ? Ce genre de choses démobilise beaucoup je pense les électeurs de gauche. Le sentiment d’impuissance est très fort dans ce constat de division, où aucun parti de gauche ne dépassait les 10% dans les sondages. C’est l’une des raisons de l’abstention forte des électeurs de gauche selon moi.
CONCLUSION
Une stratégie de réconciliation entre la France Insoumise et l’Avenir en Commun, pourrait à défaut de fédérer les partis, rassembler les électeurs à l’image des présidentielles, sur un programme cohérent et équilibré, pour une rupture démocratique, écologique et sociale. La France Insoumise s’est bien ancrée dans le paysage politique, mais a le défaut de porter un nom très clivant, ne se réclamant pas directement de l'imaginaire de gauche. Ne nous divisons pas, ne clivons pas plus. Donc je suggère de ne pas radicaliser la ligne de la France Insoumise, mais plutôt de la rééquilibrer à l’image des présidentielles. Cela est important également pour les municipales mais il faut aussi anticiper notre image pour les présidentielles suivantes. J’imagine que vous avez déjà discuté de tout cela en interne, mais voici ma modeste contribution.
14 juin 2019 15:08
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Assemblée constituante
Contribution
Je suis très reconnaissant du travail fait par nos élus et nos militants depuis 2 ans. On s'est battus comme des lions et je remercie tout le monde.
Mais maintenant il est temps de passer à l'étape supérieure et d'imposer une assemblée constituante pour le mouvement . Le nouveau souffle que nous cherchons passe à mon sens par là. Comment vouloir proposer une constituante au pays si on n'est pas capable de le faire pour nous-mêmes?
Il faut consulter les militants beaucoup plus souvent via le site, ça permet de garder tout le monde mobiliser et surtout de lever les suspicions de mouvement vertical qui pèse sur nous, où JLM déciderait de tout avec ses amis. Ce serait aussi un formidable exemple vertueux qui pourrait (r)amener des électeurs à notre mouvement.
Enfin je pense qu'il serait très utile d'avoir un comité, pourquoi pas tiré au sort, chargé d'animer le mouvement via le site , de coordonner les groupes d'actions qui se sentent un peu oubliés et livrés à eux-mêmes, de remonter les initiatives locales et surtout de faire participer tous les insoumis aux décisions politiques, stratégiques du mouvement.
merci de me donner l'opportunité de dire cela
14 juin 2019 15:34
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6ème REPUBLIQUE, RIC
Contribution
Le temps est à la défiance de la démocratie représentative, et avec raisons :
scrutins majoritaires pas de proportionnelle,
élections législatives après élections présidentielles avec pour résultats 1 majorité composée de robots,
détournement du référendum de 2005 par nos représentants.
C'est pourquoi nous devons élire 1 assemblée constituante pour etablir 1 constitution créée, et adaptée par et pour les citoyen(ne)s, 1 constitution pour le 21ème siècle..
Référendum à l'Initiative des Citoyen(ne)s
Piège des médias mainstream aux ordres de milliardaires
14 juin 2019 15:35
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nouvelle étapes pour la conquéte
Contribution
je pense que l'organisation par groupes est maintenant obsoléte il faut un regroupement a l'échelle du département car ceci a était pour nous un énorme frein pour nos formes d'actions qui ont toujours un cout dans l'organisation pouvant peser sur un nombre trop réstreint ensuite pour porter des élues je pense qu'il serait judicieux qu'il y'est une consultation au plan local je pense que les militants de terrains on leurs mots a dire non plus une liste de candidats désignées par le coté trop vertical du mouvement
14 juin 2019 15:43
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Stratégie confuse
Contribution
Les élections européennes auront mis en évidence nos contradictions. Entre une volonté de renégocier les traités ou d'en sortir qui ne pourra se réaliser que dans un accès au pouvoir au niveau national et de l'autre une liste FI aux européennes qui ne siègera pas pour renégocier les traités mais pour faire avancer les sujets sociaux, écologiques et lutter contre les lobbies. Le message de la FI m'est apparu illisible et peu cohérent. De plus appeler à faire de ce vote un référendum anti macron fut une erreur. Personnaliser des combats plutôt que défendre des idées, un projet, n'est pas de nature à créer un climat de confiance pour y voir clair et se positionner. Je pense aussi que nous sommes tombés dans le piège de l'inaction hors rendez vous électoral. Pourtant le programme l'avenir en commun offre une palette de possibilité pour agir sur le terrain à partir des problématiques locales, territoriales... Hors, ce champ là, reste peu exploité voir dynamisé. Les magnifiques combats des députés (es) de la FI donnent l'impression qu'ils sont la FI et qu'on attend d'eux ou d'elles des consignes pour agir localement. Il y a nécessité de mon point de vue de créer une "instance" renouvelable pour lancer des thématiques d'action qui donnent aux groupes locaux des raisons d'agir s'ils n'en n'ont pas déjà acquis. Les interventions dans les média sont généralement portées par des députés (ées) de la FI. Ce qui renforce l'idée que la FI est dirigées par les députés (ées). Donnons la place à des portes paroles qui parlent de l'action des insoumis (ses) de leurs interrogations, de leurs succès... Les têtes pensantes de la FI sont les comités locaux aidons les à s'organiser, à agir. Il y aura des couacs et alors! Nous ne sommes pas infaillibles. Nous sommes des bâtisseurs. Sur ce chantier toutes les compétences, les savoirs faire, les idées sont nécessaires. Le succès de 2017 a résidé dans cette capacité à créer un élan de confiance dans l’action, dans le possible, dans l’espérance de transformation. Faisons confiance au mouvement ne créons pas de structures figés, décisionnelles. Mettons la confiance et l'imagination au service d'un projet de changement démocratique.
14 juin 2019 16:09
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Levons les ambiguïtés !
Contribution
Face aux défis qui nous attendent, l’ambiguïté n’est plus permise.
Il est temps de renverser la table et remettre en cause les dogmes qui ont rythmé la vie politique depuis plus de 20 ans.
Quels sont nos ennemis ? LREM ? Le RN ? Non. Tous les partis pro-libéraux sont nos ennemis, que nous le voulions ou non.
La lutte contre le libéralisme est au cœur du programme de la FI. Au delà de la 6ème République, nécessaire, notre projet vise à garantir aux Français un meilleur avenir que celui vers lequel nous nous dirigeons.
Pour accéder au pouvoir et construire les fondations nécessaires à ce meilleur avenir, il apparaît nécessaire de nous débarrasser de certains dogmes.
Oublions « l’union des gauches », concentrons nous sur l’union du peuple français, dans son ensemble. Si c’est à une révolution que nous aspirions, il faut à tout prix que notre objectif soit soutenu par le peuple dans sa grande majorité. Oublions les calculs et alliances électoralistes. Ceux-ci nous permettront, au mieux, un exercice fugace du pouvoir, au pire, créeront de la défiance à notre encontre. C’est la stratégie que nous avons choisi aux européennes et nous en payons le prix. Comment se réjouir d’un score à 6 % (le score de Hamon aux présidentielles) quand nous avons simultanément brouillé notre programme au lieu de le consolider, l’affirmer.
L’absence de soutien public et affirmé des gilets jaunes à la FI, bien que leurs revendications rejoignent notre programme, en est la preuve.
Cessons la mascarade de cette position UE-compatible. Non, l’UE n’est pas compatible avec notre programme.
L’UE est, par construction, ultralibérale. Ce n’est pas en respectant les traités que nous pourrons mettre en place les politiques sociales, économiques et écologiques nécessaires.
Désobéir aux traités ? Cela revient à se mettre en retrait de l’UE et donc de-facto la quitter.
Mieux vaut donc assumer cette position et focaliser le débat public autour de notre idée, d’un regain de souveraineté par une sortie de l’irréformable UE, qui serait alors un marqueur fort de la FI, au même titre que l’appel à une 6ème République.
Cela permettrait alors de mettre nos opposants face à leurs contradictions.
Non, la transition écologique voulue par EELV n’est pas possible dans le cadre du libéralisme et des traités européens
Non, aucune politique sociale, fiscale, économique ambitieuse n’est possible dans le cadre de l’UE. C’est toute la gauche qui se méprend.
N’ayons pas non plus peur d’appeler à nous les protectionnistes et souverainistes qui se trouvent à droite. Eux aussi ont leur place dans le mouvement. Ne laissons pas la place de premier opposant au RN.
La droite, la gauche… sont des notions d’un temps où le productivisme était souhaité. Il était alors question de savoir comment répartir des richesses toujours plus abondantes.
Aujourd’hui, ce n’est plus la question. L’horizon politique n’est plus à une croissance effrénée mais à une croissance contrôlée, pour ne pas dire décroissance. Les recettes d’hier ne fonctionneront plus aujourd’hui, LREM et le RN l’ont bien compris.
Si nous aspirons à être l’une des forces politique principales de ce pays, il est nécessaires que nous redoublions d’efforts et de débats en interne pour assumer un programme, une ligne forte, claire, radicale et, surtout, inattaquable ! N’ayons pas peur du débat contradictoire en notre sein ! Il est nécessaire.
Par exemple, est-il souhaitable de prôner la sortie du nucléaire quand la plupart des rapports du GIEC « seuil de + 1,5°C en 2100 » impliquent une croissance de la filière nucléaire ?
Il nous appartient de trancher de telles questions lors de débats démocratiques faisant fi de toute idéologie où toutes les opinions seraient examinées rigoureusement après que l'on se soit formés sur le sujet.
Voici ce que je pense être les conditions pour que la France, les français, réussissent cette révolution à laquelle nous aspirons.
Et qui sait ? Une telle révolution, réussie, pourrait se propager au monde...
14 juin 2019 16:12
Titre
Contribution de l'après élections européennes 2019 RESISTANCE !
Contribution
Jean-Claude CHEVALLIER Le 13 juin 2019
Militant LFI du groupe d’action « Les irréductibles saintongeais ».
Directeur de campagne LFI sur la 3ème circonscription de la Charente-Maritime (SAINTES/ST JEAN D’ANGELY) lors des élections 2017.
[email protected]
CONTRIBUTION DE L’APRES ELECTIONS EUROPENNES 2019
- Total soutien et affection à nos camarades Jean-Luc MELENCHON et Charlotte GIRARD.
1) - Sur l’enquête judiciaire en cours visant notre mouvement :
Dès la connaissance des « suspicions » liées au financement de la campagne 2017, il est dommageable que nous n’ayons pas anticipé les conséquences au regard du Code Pénal. Ceci aurait permis d’anticiper la réaction émotionnelle quasi normale et prévisible dans ce genre d’affaire. Le pouvoir en place aidée en cela par le parti médiatique s’en est donné à « cœur joie ». L’effet médiatique a été quelque peu désastreux et on ne peut en tenir rigueur à Jean-Luc.
Les écoutes téléphoniques, les filatures, analyse des messageries privées internet, SMS etc… faisant partie bien entendu des moyens employés et nécessaires lors des enquêtes judiciaires et notamment sur commission rogatoire.
ANTICIPER. Pour l’avenir, réfléchir à des mesures drastiques pour la confidentialité des fichiers notamment.
2) - Le mouvement des Gilets Jaunes :
Il est venu confirmer le ras le bol des gens face aux politiques d’austérité conduites par Edouard Philippe et Emmanuel Macron et auparavant par Nicolas Sarkozy, Emmanuel Valls et François Hollande. Il était légitime et nous l’avons très justement soutenu. Le RN s’en est également nourri. Indirectement et en partie, le mouvement a pu se substituer aux actions de LFI y puisant d’ailleurs nombre de propositions ou d’idées de notre programme L’Avenir en commun.
La répression de la part du pouvoir a été inouïe. Des décès, des invalidités permanentes en nombre consécutives à un usage de la force disproportionnée dans la plupart des cas.
3) - Les élections européennes 2019 :
Participation légèrement en hausse. Désaffection encore présente. Nombre d’électrices et d’électeurs de LFI ou de Macron en 2017 ne sont pas allé-e-s voter ou semblent s’être reportés sur ELLV, se basant notamment sur les propositions et idées de ….LFI sur le plan de la planification écologique, l’agriculture paysanne et le BIO.
Avons-nous été assez présents sur l’initiative de la marche pour le climat ?
Pour ELLV, ambiguïté réelle sur la question de la rupture avec le libéralisme et l’économie de marché et donc le système économique actuel ne permet pas actuellement à ELLV de fédérer. Les prochaines élections municipales devraient permettre d’y voir plus clair.
Conséquences médiatiques des perquisitions effectuées au siège de la France Insoumise ne sont pas anodines.
6 élus au parlement européen et nous devons nous en réjouir, malgré le score que nous avons obtenu et que nous espérions plus conséquent.
Manque de clarté parfois sur nos propositions issues de notre programme L’Avenir en commun qui a constitué notre force en 2017 et notamment sur le principe de souverainisme, ainsi que nos mesures d’urgence pour transformer l’Europe (Plan A/Plan B). Un sentiment d’ambiguïté a pu naître au sein de notre électorat, voir de nos militant-e-s ou sympathisant-e-s.
La France Insoumise n’a pas vocation à se transformer en une sorte de nébuleuse « gauche plurielle » ou « union de la gauche ». Si « un courant seul ne peut incarner seul les radicalités sociales et politiques », il est indispensable et nécessaire que ces radicalités sociales et politiques existent au sein des formations, partis ou mouvements concernés. Tout autre arrangement ou tambouille politique serait irrémédiablement voué à l’échec. FEDERER LE PEUPLE.
Se souvenir de la campagne 2017 (présidentielle et législatives).
4) - Organisation et fonctionnement du mouvement de La France Insoumise :
Mettre en place de véritables instances démocratiques de décision collective ( à partir des groupes d’action dont les membres à parité F/H seraient désignés par les militant-e-s de LFI. Cela permettrait que les décisions stratégiques fondamentales (ligne programmatique, stratégie, …) soient prises en toute transparence.
Le principe de la création d’une assemblée constituante de notre mouvement peut permettre de définir la structuration et le mode de fonctionnement démocratique de LFI.
Définir des statuts afin de consolider le processus démocratique d’organisation et de fonctionnement du mouvement.
Jean-Claude CHEVALLIER
Militant LFI du groupe d’action « Les irréductibles saintongeais ».
Directeur de campagne LFI sur la 3ème circonscription de la Charente-Maritime (SAINTES/ST JEAN D’ANGELY) lors des élections 2017.
[email protected]
14 juin 2019 16:32
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faire le point ensemble
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avant tout c'est mon désir qu'on se retrouve ensemble quelque part, au moins par région, pour se parler ensemble car beaucoup d'entre nous sont partis ailleurs mais reviendraient s'il y avait une proposition d'échanges concrets, mais pas seulement par internet bien sûr.
Cela peut être dans un lieu ouvert, comme un parc, surtout que le beau temps arrive.
Ne pas nous cloisonner à ceux et celles qui font partie de groupes de réflexion ou action mais à tous ceux et celles qui le veulent, sans à priori. pour moi nous ne pouvons nous définir seulement comme celui ou celle qui a voté ou pas, compris les livrets ou pas, aimer Mélenchon ou pas, faut mettre de la profondeur qui manque à ce mouvement et c'est pour çà que ses sympathisants sont aussi volatiles. Merci.
14 juin 2019 16:35
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Vaincre et convaincre!
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A plusieurs reprises, je lis: " nous n'avons pas réussi. .."Ce ton est culpabilisant et non fédérateur.
Par exemple, pour la "réforme" de la fonction publique, c'est bien de dénoncer un mécanisme de politisation concernant la haute fonction publique.
Pour que cela parle au peuple, vu son inertie et sa passivité, il faut aller beaucoup plus loin! La suppression des catégories A,B,C prévue depuis 1990 n'est pas réalisée (avec installation d'une rotation entre chefs et employés ), la suppression de la hiérarchisation des primes ( pouvoir d'achat donné à une majorité de fonctionnaires), la suppression des listes d'aptitude, des nominations au choix,... Tout cela va vers une démocratisation de l'administration et marque une véritable opposition et peut être fait en quelques mois!
14 juin 2019 16:51
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Un Frexit pour l'écologie
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Les députés européens n'ont pas d'autre pouvoir que de voter des lois proposées par la commission européenne elle même composée en majorité de libéraux et conservateurs. Cette commission est la seule institution capable de proposer des directives le plus souvent. Or ces directives sont rarement sinon jamais en faveur de l'écologie mais plutôt en faveur du libéralisme et de la croissance déjà imposée par les traités. Donc soit un réforme les traités (à l'unanimité des pays, donc c'est impossible, soit on quitte l'UE. Les rapport sur le climat sont de plus en plus alarmants et l'UE ne prend que peu, sinon pas, de directives pour régler ce problème car cela va à l'encontre du libéralisme et du capitalisme qu'elle impose au pays membres. Donc il faut sortir pour inciter d'autre pays à sortir (un pays fondateur de l'UE qui en sort ça parle) et réinstaurer des liens avec d'autres pays sur des bases de souveraineté nationale mais aussi d'écologie radicalement différentes du régime actuel (mais pas autoritaire, sachant que si on laisse le monde tourner tel quel sans rien changer, on va finir par se voir distribuer une quantité précise d'eau par jour pour ne pas en manquer. On serra donc en régime autoritaire de surveillance constante des citoyens. Pour éviter ça, sortons de l'UE !)
Donc en un mot, sortons de l'UE est notre seule porte vers l'écologie, laquelle est notre seule porte vers notre survie. Sortir de l'UE c'est survivre.
14 juin 2019 16:53
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Echelon intermédiaire entre GA et national
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Il faut donner aux GA la possibilité de s'organiser à l'échelle d'une ville ou d'un département.
Avec les municipales à venir, ils doivent pouvoir s'auto-organiser à l'échelle de la ville, communiquer ensemble, batir le programme ensemble, etc.
Cet échelon manque sur la plateforme, et c'est techniquement interdit dans la charte actuelle des GA.
Ils doivent pouvoir élire (et révoquer) leurs représentants locaux et désigner ceux qui vont aux assemblées plutôt que d'attendre que soient tirés au sort des gens qui ne pourront pas y aller, ou y porteront des idées individuelles.
14 juin 2019 17:38
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Populisme de gauche ? Non realisme tout simplement !
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Je viens de decouvrir un texte du directeur de l'Observatoire des Inegalites (https://www.inegalites.fr/Une-vague-de-mepris-social?id_theme=15) qui, a mon sens, permettrait de repondre de facon cinglante aux accusations de populisme portees par une certaine partie de la population, et en particulier par une partie de la gauche.
Dans ce texte, il est clairement dit que la population aisee se demene pour garder ses privileges. Venant de la population aisee de droite, on est habitue au discours contre les assistes du bas de l'echelle sociale.
Par contre, le directeur de l'Observatoire des Inegalites suggere aussi un mecanisme utilise par la population aisee de gauche. Celui-ci consiste a pointer du doigt les 1% aux plus hauts revenus au sein de la population, afin de dedouaner d'autres portions de la population qui, elles aussi, sont pourtant privilegiees. Ce privilege peut etre apprehende lorsqu'on regarde la distribution des revenus, et qu'on voit que, en comparaison avec le reste de la population, les 20-25% les mieux remuneres ne subissent pas la meme augmentation du revenu d'un groupe a l'autre (https://www.inegalites.fr/Les-inegalites-de-salaires-restent-fortes-en-France?id_theme=15).
Ainsi, lorsque la gauche caviar se permet de taxer de populistes les mouvements tels que LFI ou les Gilets Jaunes, tout en se donnant bonne conscience en pretendant defendre les pauvres par sa stigmatisation des 1% les mieux remuneres, il deviendrait assez simple de retorquer que le probleme ne vient pas seulement des 1% (qui representent une infime partie de la population et dont le niveau de vie exorbitant ne peut expliquer les desequilibres sociaux), et que cette entreprise de blanchiment d'image correspond en realite a l'utilisation d'un leurre pour proteger d'autres privilegies.
Effectivement alors, la mise en lumiere des privileges d'une partie de la population aussi importante que 20-25% pourrait s'apparenter a du populisme, mais qui ne serait pas base sur la critique de l'essence bourgeoise de cette population, mais sur des faits incontestables tels que la forme de la distribution des revenus. A mon avis, cela pourrait detruire pas mal de fantasmes, utilises intensivement pour nous discrediter.
Je tiens a preciser que, bien qu'ayant vote Melenchon a la presidentielle et ayant appuye sa candidature depuis le debut, je ne suis pas investi dans LFI, mais par contre plus investi dans les GJ. Cependant, j'ecris 'nous' parce que j'ai bien compris que LFI est la force politique la plus proche du mouvement, et je lui souhaite le plus de succes possible. Veuillez m'excuser pour l'absence d'accents.