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Contributions sur le texte « Bilan d'étape et perspectives pour le mouvement »

Réponses 161 — 180 sur 355


15 juin 2019 01:02
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Les raisons du déclin de LFI
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1- La personnalité du chef, trop impulsive et éruptive. JLM fait peur à notre peuple que, seul lui trouve "indomptable" et "têtu", alors que ce peuple fier a disparu avec l'énorme saignée du premier conflit mondial. 2- L’ambiguïté du programme lié à l'Europe des traités. Plan A et plan B étaient déjà une construction intellectuelle "brinquebalante", du type je ménage chèvre et chou, je montre mes muscles et je vous refait l'Europe...à la force de la France qui menace l'Allemagne. JLM est intelligent alors pourquoi ne pas dire la vérité au peuple. Serait-il trop con ce peuple? Il n'existe pas de plan A, c'est de la fumée pour les yeux et les consciences et JLM le sait. Il n'y a pas d'avenir pour la France dans cette construction qui est un précipité "de mondialisation chimiquement pure". 3- La "drague électoraliste" à l'intention de communautés ignorantes et insensibles l'idéal républicain dont les valeurs et, surtout, leurs manifestations sont très majoritairement rejetées par les français. 4- l'incapacité à faire "surgir" la crédibilité économique du projet de LFI et donc mettre en avant et faire connaître les intellectuels, économistes, sociologues, climatologues etc... susceptibles de bousculer et discréditer le modèle dominant et valoriser notre projet alternatif. 5- Avoir écarté un accord de gauche (au moment où LFI était la première force) au prétexte qu'on ne fait pas d'accord sur un coin de table qui trahirait les électeurs...alors que LFI se bat pour l'émergence d'une nouvelle République où la proportionnelle intégrale serait le modèle le plus démocratique (avant la Constituante tirée au sort). Or la proportionnelle conduit nécessairement à des majorités de compromis...donc de qui se moque-t'-on ? 6- Avoir choisi le jeunisme pour caractériser le "dégagisme" et donc confié la campagne à une jeune femme sans expérience (pleine d'énergie il est vrai) pour porter un message au delà de ses compétences en matière "audiovisuelle" comme de sa compréhension et véritable adhésion au programme LFI. 7- Professer le dégagisme, et ne pas s'appliquer à soi même les conséquences qui en résultent, font comprendre que JLM se considère au dessus du vulgum pecus des professionnels de la politique: une vie entière comme sénateur, ministre et député.. Il est brillant certes, mais au final très con... de se considérer comme supérieur à tous les autres. Pour affronter les difficultés encore faut-il les identifier réellement. JLM n'en est plus capable, non, en fait il n'en est pas capable.Comment peut-on promouvoir une nouvelle République où tous les cumulards seront bannis (tant en responsabilités que durée ) et vouloir encore se maintenir là après plus de 40 ans de vie politique? C'est un problème entre lui et lui...comme pour beaucoup de salariés (même modestes) qui partent à la retraite. Que serais-je demain sans cette reconnaissance sociale? Il faut qu'il se fasse une raison, il est désormais vieux et même s'il est très cultivé et parle mieux que tout le monde, il fait "chier" tous les jeunes (avec ses leçons de morale) qui sont les seuls ( les jeunes) à pouvoir voter pour LFI. Le texte proposé est un "bla-bla" inutile, insipide, inintelligible, godillot ou "stalinien"(au choix). Bougez vous les fesses à LFI. La planète n'attend pas et la France se meurt avec. Bougez vous pour faire alliance avec l'ensemble des forces de gauche qui veulent rompre avec le modèle dominant et donc l'UE

15 juin 2019 01:05
Titre
Les raisons du déclin de LFI
Contribution
1- La personnalité du chef, trop impulsive et éruptive. JLM fait peur à notre peuple que, seul lui trouve "indomptable" et "têtu", alors que ce peuple fier a disparu avec l'énorme saignée du premier conflit mondial. 2- L’ambiguïté du programme lié à l'Europe des traités. Plan A et plan B étaient déjà une construction intellectuelle "brinquebalante", du type je ménage chèvre et chou, je montre mes muscles et je vous refait l'Europe...à la force de la France qui menace l'Allemagne. JLM est intelligent alors pourquoi ne pas dire la vérité au peuple. Serait-il trop con ce peuple? Il n'existe pas de plan A, c'est de la fumée pour les yeux et les consciences et JLM le sait. Il n'y a pas d'avenir pour la France dans cette construction qui est un précipité "de mondialisation chimiquement pure". 3- La "drague électoraliste" à l'intention de communautés ignorantes et insensibles l'idéal républicain dont les valeurs et, surtout, leurs manifestations sont très majoritairement rejetées par les français. 4- l'incapacité à faire "surgir" la crédibilité économique du projet de LFI et donc mettre en avant et faire connaître les intellectuels, économistes, sociologues, climatologues etc... susceptibles de bousculer et discréditer le modèle dominant et valoriser notre projet alternatif. 5- Avoir écarté un accord de gauche (au moment où LFI était la première force) au prétexte qu'on ne fait pas d'accord sur un coin de table qui trahirait les électeurs...alors que LFI se bat pour l'émergence d'une nouvelle République où la proportionnelle intégrale serait le modèle le plus démocratique (avant la Constituante tirée au sort). Or la proportionnelle conduit nécessairement à des majorités de compromis...donc de qui se moque-t'-on ? 6- Avoir choisi le jeunisme pour caractériser le "dégagisme" et donc confié la campagne à une jeune femme sans expérience (pleine d'énergie il est vrai) pour porter un message au delà de ses compétences en matière "audiovisuelle" comme de sa compréhension et véritable adhésion au programme LFI. 7- Professer le dégagisme, et ne pas s'appliquer à soi même les conséquences qui en résultent, font comprendre que JLM se considère au dessus du vulgum pecus des professionnels de la politique: une vie entière comme sénateur, ministre et député.. Il est brillant certes, mais au final très con... de se considérer comme supérieur à tous les autres. Pour affronter les difficultés encore faut-il les identifier réellement. JLM n'en est plus capable, non, en fait il n'en est pas capable.Comment peut-on promouvoir une nouvelle République où tous les cumulards seront bannis (tant en responsabilités que durée ) et vouloir encore se maintenir là après plus de 40 ans de vie politique? C'est un problème entre lui et lui...comme pour beaucoup de salariés (même modestes) qui partent à la retraite. Que serais-je demain sans cette reconnaissance sociale? Il faut qu'il se fasse une raison, il est désormais vieux et même s'il est très cultivé et parle mieux que tout le monde, il fait "chier" tous les jeunes (avec ses leçons de morale) qui sont les seuls ( les jeunes) à pouvoir voter pour LFI. Le texte proposé est un "bla-bla" inutile, insipide, inintelligible, godillot ou "stalinien"(au choix). Bougez vous les fesses à LFI. La planète n'attend pas et la France se meurt avec. Bougez vous pour faire alliance avec l'ensemble des forces de gauche qui veulent rompre avec le modèle dominant et donc l'UE

15 juin 2019 01:22
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un véritable mouvement horizontal pour rendre perceptible la promesse de la 6ème république
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On a bien compris que la FI est un outil de combat électoral dans le cadre de la 5ème et qu'en conséquence il ne peut être que verticalisé. Par contre la promesse d'émancipation de l'AEC implique un mouvement horizontaliste qui préfigure et expérimente le fonctionnement futur de la 6ème république. Pour sortir de cette schizophrénie pourquoi ne pas ressusciter le mouvement pour (de) la 6ème république ? Ses anciens animateurs, jeunes militants PG en manque de reconnaissance et obsédés par le combat contre la 5ème, sont maintenant majoritairement recyclés à l'assemblée nationale ou au parlement européen. On peut sans doute reconstruire le mouvement avec des horizontalistes convaincus et créer ainsi un espace d’expérimentation et de mobilisations concrètes dégagé des enjeux électoraux. (avec pourquoi pas le retour de charlotte ?)

15 juin 2019 09:37
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1. Démocratie: souveraineté du peuple - 2. Questions de langue
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1. Dire clairement que si la démocratie est le pouvoir du peuple, il ne saurait être question de nous contenter des mesures octroyées par le prince (genre référendum d'intiative partagée, ou même RIC s'il y vient) pour qu'à la fin il garde le pouvoir. Comme Marx avait remis la dialectique de Hegel sur ses pieds, il nous faut remettre la démocratie sur ses pieds: à savoir la souveraineté du peuple. C'est-à-dire au plus vite une constituante. 2. Questions de langue: nous ne sommes pas tous d'accord sur l'évolution actuelle à marche forcée de la langue française: LFI n'a pas à prendre position sur ces questions. - ne peut-on pas éviter de céder à la mode de l'orthographe dite, je crois, intégrée, illisible à voix haute? Ne peut-on pas écrire par exemple les instituteurs et les institutrices plutôt que les instituteurs-trices , etc? - ne peut-on pas utiliser, comme cela s'est toujours fait dans l'état civil, sexe au lieu de genre pour nous demander si nous sommes femme ou homme? Si on utilise genre à toutes les sauces le mot ne voudra plus rien dire et il vut dire beaucoup. - Ne peut-on pas dire la "chef" plutôt que la "cheffe"? La féminisation des noms de métier n'est pas un gage de féminisme et si elle a une fonction volontariste évidente, elle me semble à terme aller contre la volonté de ne pas discriminer en fonction du sexe. On en est à "parent 1" et "parent 2" plutôt qu'à père et mère et pour les métiers on féminise de façon complètement rigide et me semble-t-il contradictoire.

15 juin 2019 09:48
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Réaction aux médias
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Haro sur Jean-Luc Mélenchon, ce pourrait être le titre des réactions médiatique à notre score aux européennes. Ceci dans la ligne de la personnalisation de la vie politique, à la place du débat sur les enjeux et les programmes. Tous ces bons apôtres se frottent les mains et en rajoutent, ravis quand de façon fort regrettable des insoumis s'expriment sur la place publique avant tout débat interne. Pour ma part, je trouve que Jean-Luc Mélenchon a parfaitement réagi lors ds perquisitions arbitraires contre lui et LFI et je ne pense pas pas que sa réaction soit la cause de notre score. Par ailleurs, il serait inimaginable qu'il n'y ait pas de heurts de personnes et d'idées, parmi nos dirigeants; il y en a dans tout groupe militant ou pas. Ne devons-nous pas aborder clairement les questions de fonctionnement y compris personnels, lors de notre réunion? On ne doit pas repartir en laissant du non-dit et des ombres qui ne peuvent que nous affaiblir.

15 juin 2019 10:07
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Démocratiser la France Insoumise
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Un mouvement gazeux n'est pas un mouvement démocratique. Cela peut fonctionner pour une période de campagne électorale où l'on se concentre sur les tâches, mais plus dans la durée. La FI a deséspéré de très nombreuses bonnes volontés. Je me souviendrai longtemps d'une réunion organisée au pire moment de l'été (vers le 30 juillet après les présidentielles !) en proche banlieue de Bordeaux et où, incroyable, il y avait 200 personnes prêtes à s'engager. Les animateurs·rices de cette réunion se sont beaucoup appliqué·e·s à ce qu'on ne discute pas politique pendant cette réunion – car-on-n-était-pas-un-parti – et on a passé deux heures à savoir si –comme-on-n-étdait-pas-un-parti – on pourrait avoir ou non un bulletin d'information sur le département. Puis nous fûlmes répartis en table de huit à dix personnes où l'a n'a rien fait d'autre qu'une espèce de jeux de société. Puis, plus rien, pas de bilan, pas de discussions. Ce système qui se voulait horizontal a en réalité été extrêmement vertical, presque bonapartiste, puisque de fait la définition de l'orientation a été faite par un petit nombre de personnes que les militants n'ont jamais élus ou mandatés. Il n'y avait aucune structure pour corriger les erreurs. La FI a perdu une très grande opportunité: elle était le principal mouvement de gauche et aurait pu recomposer tout ce champ (je dis bien ce champ et pas seulement les partis) autour d'elle, sans arrogance et sans sectarisme. C'est le contraire qui s'est passé: volonté de cliver à tout prix, sans que les militant·e·s eux-mêmes ne puissent en discuter. Aujourd'hui La FI est un squelette. Cela signifitie-t-il qu'elle est morte? Ce serait une catastrophe. La nature a horreur du vide et, à gauche, ce sont des écologistes TCE-compatibles qui ont été les mieux placés (même si cette place n°1 est très faible: 13% de 52% de votants) ne devrait pas leur donner la grosse tête (ils risquent de faire la même erreur que... la FI ou que, quelques années auparavant, le NPA quand il prit son tournant sectaire). Personne ne veut refaire l'Union de la Gauche telle qu'elle a existé. Mais la question de l'unité est centrale et on ne peut l'esquiver. Le texte européen ne tire absolument pas ce bilan: on y reconnaît le revers, mais, pour le reste, c'est la faute aux autres. La FI doit devenir un vrai mouvement démocratique si elle veut garder les bonnes volontés, en attirer d'autre et jouer un rôle utile dans la recomposition de la résistance popujlaire au néolibéralisme.

15 juin 2019 10:31
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Structuration et gouvernement de la FI
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La FI a un devoir d'exemplarité dont elle n'a pas fait preuve jusqu'à présent en matière de structuration et d'organisation permettant le débat démocratique en son sein. Elle doit s'appliquer à elle-même les propositions de gouvernement et d'intervention démocratique qu'elle porte dans son programme: Assemblée Constituante du mouvement, transparence à tous les étages, contrôle permanent par la base (et non l'inverse)... Le système qui a prévalu pendant les derniers 18 mois, avec chefs auto-désignés, luttes intestines, conflits d'intérêts et fonctionnement vertical a rendu le mouvement de moins en moins crédible auprès des électeurs les plus attentifs, mais aussi auprès des militants qui se sont éloignés en grand nombre (quand ils n'ont pas été jetés avec bruit et fureur!)

15 juin 2019 10:36
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Etre exemplaire
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La preuve par l'exemple... Contribution Jean Luc melenchon était en 2012 le candidat qui promettait de rendre le pouvoir au peuple, d'en finir avec la personnalisation du pouvoir qui caractérise une cinquième république dont nous voulons tourner la page... Après quelques résultats prometteurs, mais aussi quelques désillusions, jean Luc melenchon décidait en 2016 de tourner la page front de gauche, et d'en finir avec les atermoiements stratégiques qui avaient pu être une des causes du plafond de verre électoral atteint jusque là... Il décidait de lancer un mouvement prêt à porter sa candidature sur une ligne populiste de gauche, s'affranchissant des atermoiements stratégiques précités... Force est de constater que ce mouvement horizontal a été d'une efficacité électorale certaine lors des présidentielles de 2017,dans un contexte politique extraordinaire, marquant la fin d'un bipartisme qui avait dominé la vie politique française pendant 40 ans... Jean Luc melenchon avait, sur la foi d'une analyse politique juste, anticipé la chute des partis traditionnels... Seulement un homme, porté par les médias, des soutiens économiques puissants, avait fait la même analyse... Et cet homme est aujourd'hui président, personnalisant la vie politique française à outrance, prétendant incarner la République par lui même... Après être passée très près du pouvoir , la France insoumise se heurtait à cette réalité : Emmanuel macron avait gagné... Les élections suivantes, que ce soient les législatives ou européennes confirmaient cet avènement, qui à la base pouvait ressemblait à un hold up électoral... La France insoumise échoue ainsi depuis les présidentielles à incarner l'alternative à macron... Pour quelles raisons ? Multiples, sans doute pas toutes imputables au mouvement insoumis. Mais deux optiques peuvent permettre la lecture de ces échecs, entre autres : une cause endogène, la structuration même du mouvement, et une cause exogène, un reflux électoral dans un contexte de résignation face à un pouvoir macroniste plus destructeur que ses prédécesseurs ne l'avaient jamais été... Comment faire face à ce pouvoir ? Comment incarner l'alternative ? La France insoumise pouvait s'appuyer sur le succès de la campagne présidentielle. Elle a fait le choix du repli sur elle... Le mouvement, non content de devoir faire face à un contexte électoral très complexe, n'a pas su se développer, et a également fait face à un reflux militant fort... Pour quelles raisons ? Un résultat électoral qui pouvait faire croire que la lutte était finie, la cause entendue pour cinq ans... Remettant en cause la légitimité d'un président, qui après un premier tour présidentiel mettant en évidence un electorat éclaté comme jamais, se retrouvait avec une majorité écrasante... Que peut lui opposer la France insoumise ? La légitimité électorale de 17 députés français, et de six députés européens... Quoi d'autre ? Faute de mouvement structuré, un "corps gazeux", mouvement électoral devenu squelette sans substances, ne permettant plus le travail collectif de groupes d'action isolés, parfois composés de bonnes volontés, mais inefficaces hors quelques actions concrètes, non appuyées par une structure nationale ne jouant pas ce rôle... Une "direction" ne disant pas son nom, des députés ayant une légitimité donnée par les électeurs, mais aucun mandat donné par les militants pour jouer un autre rôle au sein de celui ci, un "comité électoral" dont les membres pouvaient s'autodesigner candidats aux élections... Quelles pistes ? Sans en faire LA solution idoine, faute de désespérer les quelques militants survivants, la France insoumise, défendant un autre modèle de démocratie, ne peut plus continuer dans cette impasse... Alors même qu'un autre mouvement citoyen tente de montrer une autre voie, ne se limitant pas à un ou plusieurs guides suprêmes, mais à une auto organisation démocratique qui devrait être notre exemple : le mouvement des gilets jaunes... La France insoumise ne peut plus être aveugle. Et doit, tout en défendant un programme déjà structuré, faire la preuve de sa faisabilité par l'exemple... Quelles pistes ? Sans retomber dans les écueils de partis mourants, et de luttes de courant fratricides, trouver des lieux pour exprimer la diversité des opinions internes au mouvement, pour pouvoir débattre, trancher les divergences. En finir avec cette direction qui ne dit pas son nom : appliquer des mandats impératifs, éventuellement reconductibles, sur des fonctions clairement définies. Inventer des instances représentatives du mouvement, qui ne s'appuieraient pas uniquement sur un tirage au sort piegeux, ne permettant pas de faire efficacement le lien entre une base horizontale complètement éclatée, et un sommet isolé dans sa tour d'Ivoire institutionnelle, luttant pour de justes causes, dans un travail chronophage, incompatible avec la nécessaire structuration du mouvement... Trouver un meilleur maillage territorial, en finir avec le cloisonnement obligé des groupes d'action... Permettre l'application locales des idées défendues nationalement : appliquer localement le principe des mandats impératifs. En finir avec les parachutages violents, les décisions verticales unilatérales et illégitimes... Le mouvement se trouve à un carrefour : une mission électorale complexe, la conquête du pouvoir devant se heurter à de multiples obstacles exogènes. Faute de détenir une formule électorale "magique", attaquons nous à ce qui est en notre pouvoir : finissons en avec une direction autocratique, trouvons notre modèle de fonctionnement démocratique, montrons que la voie que nous proposons au pays est applicable. Finissons en avec des pratiques opposées à nos idées, et mieux que la défense de notre programme : appliquons le, demontrons sa pertinence, pouvons la par l'exemple ! Merci au/à la camarade qui a produit ce texte, pas le temps d'écrire moi-même, mais je souscris à 100%

15 juin 2019 10:39
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Structurer fonctionner combattre
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=====> Structurer le mouvement avec : Bureau politique, pour les décisions qui engagent tout le mouvement Bureau des contentieux, notamment pour arbitrer les évictions (cf le cas de Thomas Guénolé) Bureau de communication interne, pour organiser la communication verticale avec des référents identifiés Groupes d'action et de réflexion locaux Cercles constituants, pour travailler sur une constitution de notre 6e république Représentants locaux mandatés auprès de la presse =====> Faire fonctionner le mouvement avec : Nominations transparentes des bureaux (par élection et/ou tirage au sort), produisant un organigramme clair avec des responsables identifiés Révocabilité des élus, candidats, représentants ... par votation interne Révocabilité des décisions des bureaux par votation interne Formation de tous les candidats et représentants à la relation avec la presse main-stream (celle-ci est dépendante et complice, il faut dénoncer ses méthodes et ses lacunes, mais il est totalement contre-productif de l'invectiver) Rédaction démocratique des synthèses (Imaginons que le "grand débat macronien"ait suivi le même processus que notre assemblée des 22 et 23 juin : texte pré-écrit et synthèse des contributions et débats qui tombent du ciel en 24h ... Joli tollé de la FI, non ?) =====> Combattre : Accueillir sur la plateforme les témoignages produits par les mouvements locaux que l'on soutient Séparer le combat des campagnes électorales, et celui de la préparation de la 6e république qu'on peut ouvrir à beaucoup plus de citoyens Pour l'Europe, "renégocier les traités, changer les traités, et gningnin ..." oui ! mais arrêter de laisser croire qu'on veut faire cavalier seul, enfoncer le clou qu'on veut ardemment une Europe des peuples Combattre sur les 3 axes : progrès social, démocratie, écologie. Certes oui bien sûr ... des 2 mains. Mais il faut un 4e axe : gérer humainement le FAIT migratoire. L'Afrique (pas seulement) s'enfonce hélas dans des crises, les grands flux migratoires sont devant nous, il ne sert à rien de se cacher derrière Frontex et la Méditerranée, sauf à créer plus de malheurs en Afrique et de rejet en Europe. C'est une urgence de bosser pour une Afrique vivable et simultanément pour une France prête à accueillir. Cesser d'invectiver la presse main-stream, mais utiliser ses défauts à notre profit (créer des buzzs, présenter un gouvernement fantôme, démonter les mécanismes pervers des interviews...)

15 juin 2019 10:42
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De tout
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Fonctionnement: j'adhère totalement à la note interne signée par 40 insoumises et insoumis qui critique le fonctionnement non démocratique de LFI. Les insoumis de base doivent pouvoir se prononcer sur tout les points importants. Beaucoup le disent depuis le début à la base, mais comment la base peut-elle se faire entendre ? c'est toute la question. UE: la disparition (ou le flou artistique autour) du plan B, tel qu'il était initialement conçu, m'indispose. Pour moi l'UE n'est pas réformable, la seule issue c'est l'explosion de cette structure, revenir à des coopérations entre Etats, et en tous cas bien avoir conscience qu'à court et moyen terme le fédéralisme européen n'est pas praticable ( ligne de fracture avec Place publique, Générations, et encore plus avec EELV là-dessus). De la clarté sur ce que LFI conçoit comme projet européen est nécessaire ( construction politique supranationale avec une instance délibérative qui prime les parlements nationaux, ou bien simple espace de coopération entre Etats, ce qui a ma préférence). Militer : sur le terrain, labourer encore et toujours, et pour cela il serait indispensable de pouvoir disposer régulièrement de tracts nationaux, bien faits, pédagogiques ( et pas juste "chocs"), détaillés sur des sujets divers et pas spécialement liés à l'actualité électorale ( exemples à tout hasard : sur la sécu, sur la situation dans les hôpitaux, sur les armes françaises au Yémen,...). Pour l'instant l'offre nationale de matériel de ce type est squelettique ( et notamment sur l'écologie). Amicalement Franck Bernon

15 juin 2019 10:56
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Notre expression, démocratie interne, automnie, financement.
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Contribution pour les 22 et 23 juin 2019 Alain Laute GA « FI-Perche-insoumis» Mauves-sur-Huisne le 15 juin 2019 Bonjour, Ci-dessous un texte que j'avais rédigé en mars. Dans l'ensemble ce texte correspond aux idées que je voudrai voir prise en compte dans le débat. La France Insoumise face aux prochaines échéances électorales. Vendredi 23 mars 2019 – Alain Laute. Désamour consommé ? Colonne vertébrale trop raide ? Mais un grand cœur. Nous resterait-il qu'à comprendre les causes de ce désamour, à assouplir notre raideur apparente et à démontrer que nous avons un grand cœur, pour reconquérir cet électorat qu'on dit irrémédiablement perdu pour la France Insoumise ? La situation a évoluée, et 2019 n'est pas 2017. Cependant le sort des gens n'est guère plus enviable, au contraire je crois, sauf celui des riches qui lui ... En tout cas se faire mieux comprendre. Oui, mais comment ? Et puis, est-ce la seule question ? L'alternative que la FI propose depuis 2017 est-elle suffisamment ancrée dans les esprits, plus forte que les convictions intimes, pour perdurer encore aujourd'hui ? Je crois percevoir une sorte de dichotomie entre l'existence de notre programme l'Avenir en commun et la confiance que nos électeurs mettent dans sa réalisation qu'ils considèrent peut-être très « hypothétique », surtout après la fin de la dynamique des présidentielles. Les pressions extérieurs sont très fortes et la « fragilité » politique d'une partie de notre électorat ne résiste pas à ces pressions. C'est assez normal. Simplifier notre expression ? Valoriser le travail de nos élu-es ? Simplifier la façon de présenter notre Programme ? Et dans le même temps ne pas le rendre incohérent, mais plus lisible, plus compréhensible, plus acceptable. C'est difficile car seuls nos meetings donnent cette possibilité de développer nos idées sans lasser celles et ceux qui nous entendent et encore faut-il que les ou l'orateur soit à « bon niveau », sans être péjoratif vis à vis des autres. Il n'est pas logique que les propositions de la France Insoumise ne soient pas davantage portées par notre peuple, surtout celui en souffrance et celui qui l'est moins, des français mais aussi celles et ceux qui vivent chez nous en Métropole et en Outre-Mer, dans les mêmes conditions que tout un chacun, alors que nombre de nos propositions sont partagées par des millions de gens. Notre programme est exigeant que ce soit en contenu ou en cohésion. Peut-être insistons-nous trop sur cette ligne forte que constitue cette cohésion, qui rend indissociables les chapitres du programme pour l'électorat que nous cherchons à entraîner. C'est peut-être pour cela qu'il est perçu comme trop complexe, handicapant en comparaison de ceux qui raclent des fonds nauséabonds et démagogiques, présentant le superficiel comme étant le principal, l'arbre qui cache la forêt. Alors comment présenter notre programme sans tomber dans la caricature ? Continuer comme on le fait en ce moment, par le menu détail, ou bien rester sur les fondamentaux, ceux qui intéressent les gens au premier chef comme la nécessité d'une 6è République, comment faire pour protéger et partager, à quoi sert la planification écologique, l'indépendance de la France comme repli sur soi ou comme partage équitable des richesses en Europe et encore comment promouvoir le progrès humain d'abord. A l'évidence, de mon point de vu il existe une marge entre l'utilisation du scalpel et celle de la machette pour expliquer la cohérence de notre programme. Il existe certainement des possibilités médianes pour expliquer chaque thème, qui permettent d'être plus en adéquation avec celles et ceux que l'on veut atteindre. Les convaincre aussi que la démagogie de Macron réduit les élections européennes à la seule perspective d'une confrontation et un partage des sièges entre LUI et le FN/RN, occultant délibérément, on comprend pourquoi, les autres Partis et Mouvements comme LFI, qui abouti forcément selon lui à une seule possibilité de vote, « MOI ». On voit bien dans l'Orne le niveau de fourberie de ces Macroniens, de cette droite, de la pseudo gauche et autre EELV. Il suffit de constater les votes des député-es LR et PS, leurs nombreuses absences lors des votes à l'Assemblée Nationale sur les affaires importantes qui concernent tout le monde mais plus sensibles au regard des questions posées par les Gilets Jaunes. Cependant l'exercice est rendu plus difficile car il n'est pas question de détricoter notre programme pour faire plaisir à tel ou tel Parti et Mouvement dans la perspective d'une alliance, alliance de circonstance, sans avenir, qui rendrait notre projet de société caduc. Notre principal souci est de faire adhérer les gens à nos propositions sans pour cela exiger d'eux qu'ils acceptent tout de notre Programme à la virgule près. Le point de départ c'est la « Planification Écologique », elle constitue la colonne vertébrale sans laquelle rien de durable ne se construira. Si l'on regarde de près les positions des composantes politiques du Pays, à l'instar du débat mercredi 20 mars, l'écologique n'est pas loin de faire une certaine unanimité avec des variantes parfois importantes liées aux camps qui s'expriment. C'est de toute façon une idée qui progresse en France et dans le monde, parce que les gens s'en emparent chaque jour un peu plus et que ces fourbes doivent en tenir compte même si ça les dérange dans leurs projets politiques mais est favorable à leurs ambitions personnelles. La jeunesse mondiale s'est trouvée une raison supplémentaire pour le vivre ensemble et vivre autrement, pour construire un autre monde, plus juste, plus égalitaire, plus fraternel, plus respectueux de l'environnement. L'espoir est là, entre leurs mains. Il faut leur faire confiance, les aider à prendre confiance. Les grands rassemblements de la jeunesse pour le climat en France et dans le monde sont porteurs d'avenir. La manifestation du 16 mars fut un très grand et beau succès. A l'instar de ce que la colonne vertébrale est pour l'homme, pour décrire ce qui fédère, un projet commun, une unité. Dans le langage « populaire » on utilise souvent cette métaphore de « colonne vertébrale ». C'est le terme qui matérialise le mieux l'ossature, la structure d'un argumentaire, d'un projet, d'une ambition. Une métaphore c'est peut-être réducteur mais c'est ce qu'il y a de plus simple pour se faire comprendre. Celles et ceux qui ont envie de développer peuvent approfondir leur connaissance, c'est aussi ce que nous devons proposer dans la durée, après avoir posé les fondations, plutôt que d'offrir la maison tout équipée clés en main. (Personnellement je me régale à aller au plus profond de l'anatomie de « L'Avenir en commun » avec les livrets thématiques). Permettez que j'utilise cette métaphore. « L'Avenir en commun », notre programme, est construit à partir d'une analyse fine de notre société dans toutes ses composantes, sociales et économiques autour de la « Planification Écologique », fil rouge, colonne vertébrale de tout notre programme. Cette métaphore présente l'avantage d'éviter l'énumération systématique de toutes les ramifications qu'elle induit, que ce soit pour l'anatomie de l'être humain ou pour notre programme. Ne pourrions-nous pas à notre niveau en un premier temps en rester aux grandes généralités plutôt que d'autopsier en permanence tout son contenu au scalpel comme nous le faisons régulièrement au niveau national ? (ce qui est normal et même souhaitable). (Personnellement je me régale à aller au plus profond de l'anatomie de « L'Avenir en commun » avec les livrets thématiques). Cela implique des moyens financiers* décentralisés. Comme dit l'autre, l'essentiel étant le principal, ne pourrions-nous pas nous en tenir à cela ? Nous ne retrouvons que partiellement l'électorat qui nous a largement suivi en 2017. Et encore aux législatives de 2017 il nous a déjà manqué du monde. Le tiers ou la moitié de nos soutiens ont-ils disparus durablement ? Je n'en sait rien, mais je fais un constat dans mon propre giron, il est éclairant, il manque du monde. Les raisons doivent en être multiples, mais je ne suis pas sociologue pour engager une étude fine sur le sujet. J'espère simplement pour les gens et le Pays que le désamour ne soit que passagé. Dans huit semaines, le 26 mai, l'affaire sera conclue. J'en reviens à la simplification. A l'évidence il existe une marge assez large entre l'utilisation du scalpel au niveau FI national et celle de la machette à notre niveau pour expliquer notre programme. Des différences très importantes sont apparues dans le paysage mondial, européen et national. Chez nous, le renforcement de l'ultra libéralisme ou néo-libéralisme avec l'arrivée de Macron en relais de ses prédécesseurs, a aggravé les inégalités, appauvri les moins aisés et favorisé les plus riches. Les « lois travail », la casse de la protection sociale, le chômage, la baisse des pensions de retraites, la CSG, la mise en concurrence des salariés entre eux, l'opposition des salariés avec les retraités, les privatisations dans secteur public, la remise en cause des régimes spéciaux, l'abandon pur et simple de notre industrie, la vente promise de nos fleurons tel ADP, Les barrages Hydroélectriques, au nom de la mondialisation sont autant d'attaques, de recules, qui ont fortement impactés durablement la Nation, choqués l'ensemble du peuple de France et j'ose dire sa compréhension d'autant plus que les organisations syndicales semblent davantage préserver leur pré carré au détriment d'une grande mobilisation des travailleurs. Rappelons-nous notre échec pour le grand rassemblement de juillet 2017. Ainsi la casse de notre protection sociale et de nos droits n'a pas pu être perçue à son juste niveau par une grande majorité de nos compatriotes, et nous sommes dans le même temps à la France Insoumise victimes d'attaques virulentes de la part du pouvoir et de sa majorité, des médias et de l'ensemble des Partis et Mouvements qui semblent se délecter dans l'entre soi contre nous. Cette situation n'est pas favorable à la compréhension de nos propositions occultées par ces attaques répétées. L'objectif étant de nous affaiblir au maximum car ils savent le danger que nous représentons pour eux, leur système, leur caste et le recours que nous pouvons être pour les gens, pour changer réellement cette Société et faire tomber leurs Bastilles. Encore faut-il être entendu, Attaquer sans cesse nos adversaires sur le fonds et le détail ne peut, ne doit pas être la dominante de la FI, il « faut » rester au plus près des gens, de leurs aspirations basiques et fondamentales « en même temps ». Nous sommes seuls contre tous. Paranoïa de ma part ? Non, je ne crois pas. Mais tout cela nous gêne dans notre travail de conviction. Jean-Luc Mélenchon est particulièrement ciblé, nos autres élu-es aussi. Les perquisitions chez les uns et les autres et dans nos locaux, les provocations, sont autant de signes de la déliquescence d'un système de classe qui tente de survivre. Il faut rester conscient que cette situation peut durer encore longtemps. Rien n'arrêtera ceux d'en face. Cela dit, il conviendrait de nous recentrer sur l'essentiel pour répondre au mieux aux questions sociales et économiques sans se laisser enfermer dans des faux débats à l'instar de ce que Macron et ses sbires tentent de faire avec leurs « débats »(dans l'Orne il n'y a eu que 59 débats) ou encore dans les médias comme ce fut malheureusement encore le cas mercredi 20 mars même si JLM a encore été le meilleur face aux cinq autres. Et après ? Pour autant les gens semblent bien avoir compris l'objectif réel de Macron, faire bonne figure, noyer le poisson et promettre des mesures en attendant que passent les élections européennes. Cela dit il est peut-être prématuré de faire un pronostic sur le résultat du vote du 26 Mai. Un espoir, une opportunité liée au mouvement des Gilets Jaunes permet de nous exprimer encore plus fort sur les thèmes que nous défendons depuis 2017 et qu'ils ont mis en avant à leur tour depuis 20 semaines. Certes, c'est vrai, nous le faisons, mais pas assez fort me semble-t-il. Notre objectif est à l'évidence de nous adresser au peuple de France qui ne se résume pas aux seuls Gilets Jaunes. Il y a 9 millions de pauvres en France. Vouloir vivre de son salaire, se loger, élever ses enfants, se distraire, prendre des vacances, se nourrir sainement ou se soigner sans avoir à rogner en permanence sur tout, c'est tout simplement revendiquer le droit de VIVRE dans la dignité. Qui pourrait s'opposer à cela ? Personne ! Et personne n'ose s'opposer frontalement à ces revendications, même Macron. Bien entendu, le pouvoir Macronien a exploité, favorisé même des dérives violentes que nous constatons et déplorons nous-mêmes, prétextes à la répression, aux violences policières (qui eux-mêmes en sont victimes), et aux mesures liberticides qui perdureront bien après l’existence des Gilets Jaunes. Il nous faut mettre ces mesures, à mal, d'une façon ou d'une autre, démocratiquement, et cela avant que nous puissions accéder aux commandes de l’État, ce qui demandera à mon humble avis encore du temps surtout sans alliance en perspective. Je crois que nous devrions être plus présent sous notre drapeau dans les rues de Paris. Pour en revenir aux Gilets Jaunes j'affirme qu'ils sont dans l’erreur quand ils s'isolent de ceux qui les défendent. Ils ont tort de les rejeter comme ils le font, sans ménagement. La difficulté avec eux, c'est que d'un côté ils accusent de récupération ceux qui apportent leur soutien et crient au mépris quand on ne s'occupe pas d'eux. Compliqué tout cela. Tout blanc ou tout noire, n'est pas une position responsable. Macron a parfaitement compris qu'il peut tirer bénéfice de ces atermoiements. Dommage, mais c'est comme ça. Qui propose des mesures concrètes répondant à cette simple revendication : « ON VEUT VIVRE DIGNEMENT !» si ce n'est La France Insoumise ? Au-delà des Gilets Jaunes, 9 millions de personnes de toutes les générations veulent simplement vivre de leur salaire ou de leur pension, sans avoir à faire appel à ses proches, sans avoir à tendre la main dès le 10 du mois, sans avoir recours à des subventions ou à des aides assimilées par beaucoup comme de la mendicité, de la charité, ressenti comme un sentiment de honte par eux face au mépris de ceux d'en face. « A vot'e bon cœur m'sieurs dames, la charité not'e bon maître, un p'tit sous juste pour manger pas pour boire ». Et bien non ! Ce n'est pas cela le respect qu'ils attendent et que nous attendons avec eux, ce n'est pas cela VIVRE au XXIè siècle ! Çà, c'est le moyen âge ! C'est tout ce que nous rejetons. Je me répète, je n'oublie pas que notre pays compte 9 millions de pauvres. Sommes-nous capable de développer simplement les réponses que nous proposons au plan sociale et économique ? Pour concrétiser tout cela, être sur le terrain est certainement ce qui manque le plus. Je suis conscient des difficultés à mobiliser « du monde », surtout dans nos campagnes et ici en Basse Normandie pour aller auprès des gens dans les cités populaires, au porte à porte, pour y distribuer nos tracts* et aussi sur les marchés, pour que notre expression soit davantage audible. Les gens attendent des réponses claires et simples sur leur quotidien, ici-même dans l'Orne, ce qui ne veut pas dire « simplistes ». Les gens sont intelligents, nous aussi. JLM nous appelle à engager une campagne forte durant les deux mois qui nous séparent du 26 mai. Même si nous ne sommes pas très nombreux il y va de notre responsabilité. Et puis l'autre perspective ce sont les élections municipales de 2020. Commencer par les grandes généralités pour aller plus tard sur le détail me semble une bonne proposition. Je préfère des slogans étayés, plutôt que de fastidieuses et longues explications écrites ou verbales. Partager de la concision en somme. Alain Laute Membre du Groupe d'Action « FI-Perche insoumis ». *A propos des tracts, je me suis déjà exprimé auprès de vous à plusieurs reprises sur le fait que ceux émanent du « National », quoi que très bien fait, peuvent parfois être en décalage avec telle ou telle situation locale à un moment donné. Quelle est la volonté politique de la FI de donner des moyens financiers décentralisés (en dehors des 30 € mensuel qui sont les bienvenus) qui nous donneraient une « autonomie » nous permettant une expression écrite mieux ciblée et plus permanente. Ici dans notre GA, nous sommes bien ancré au sein de la FI, on a une réflexion personnelle et collective. Nous devrions, de temps en temps, pouvoir éditer nos propres matériels de façon ponctuelle au moment où l'actualité locale nous l'impose. N'oubliez pas que nous sommes isolés en campagne auprès du monde rural. Je persiste à proposer une autre forme d'organisation décentralisée, réfléchi au plus haut niveau. Cela passe par une plus juste répartition des moyens financiers collectés par la FI. Cela induit une forme de collecte de fonds supplémentaires et plus permanente, telle que les partis politiques le font, à savoir un engagement personnel, par contre « non contrôlé » de versements mensuels ou à l'année à ce seul titre. Pratiquement, le reversement d'une aide proportionnée aux nombres de membres des GA certifiés et la possibilité de moyens plus conséquents pour faire face à une dépense liée à une initiative. Je crois que tout doit-être mis sur la table et discuter aussi de cette question de manière plus terre à terre. Autre point qui me préoccupe, la représentation des GA . Cette représentation est occultée par la centralisation, tirage au sort, (40%) avec lequel je suis totalement en accord, et désignation des délégué-es siégeant dans les instances (60%). C'est à peu près ce qui se passe. Cela ne correspond pas à l'idée que j'ai de la démocratie interne. Je propose que la FI décide d'ouvrir la place à une troisième catégorie de représentant-es, qui pourrait-être de un à deux représentants par GA, ou groupement de GA par secteur, pour ne pas alourdir le nombre de délégué-es dans les Conventions ou autres initiative de démocratie interne. Cela nécessiterait un travail interne de désignation sans que les référents des GA soient systématiquement commis d'office. Merci de votre attention Alain Laute

15 juin 2019 11:09
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Clarifications sur le cadre de prise de décisions
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Quand je passe en revue certaines décisions du Mouvement, je les trouve parfois surprenantes et je me donc pose naturellement la question de qui les prend réellement. Par exemple lorsqu'il s'agit d'exclure un groupe d'action laïque (comme ce fut le cas en fin d'année dernière), de bannir par un simple tweet un militant comme François Cocq, ou encore de statuer que quelqu'un serait "inéligible" sur la liste des européennes du fait qu'il "hiérarchise les luttes" ? Ce que je demande, c'est de la clarté et la transparence dans le cadre décisionnel : une délimitation claire des espaces ( ce qui est déjà le cas ) et à l'intérieur, des rôles de chacun. Cela nécessite de connaître a minima le nom des différentes personnes qui animent/coordonnent ces espaces, si ce n'est l'ensemble de leurs membres. Par exemple pour le pôle chargé du suivi des plaintes pour "violences sexistes et sexuelles", on ne sait pas qui sont exactement les personnes derrière et quel est leur rôle. Un organigramme actualisé de l'équipe opérationnelle serait par ailleurs bienvenu. Aussi, toujours au sujet de l'organisation, comment être certain que le "fait du prince" ne s'applique pas dans les décisions quand une personnalité comme François Cocq est brutalement désignée comme bannie, et ce au moment même où il porte une parole en résonance avec le mouvement des gilets jaunes... ? Enfin, je ne demande pas "plus de démocratie" ou "moins de démocratie". Ce sont des formules creuses. Je demande avant tout plus de transparence. Et je crois toutefois que le mouvement se grandirait à prendre davantage en compte l'avis de sa base: c'est à dire, des consultations plus fréquentes et le droit à davantage d'options que les Oui/Non/Abst (donc à du contradictoire).

15 juin 2019 12:31
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(re)Faisons de la politique
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6%, les gens. 6%. Comment on en est arrivés là ? Faut être lucie, on s'est perdu au fil des mois. On ne parle presque plus aux gens, on est dans les stratégies politiciennes. Martelons sans cesse partout nos 3 piliers : urgence écologique, urgence sociale et urgence démocratique. Parlons aux gens de ce qui les intéressent. Pas des alliances avec les autres partis. Revenir aux fondamentaux sans se laisser embarquer dans des polémiques stériles ou sur des problématiques sociétales qui éclipsent totalement la question du manque de justice sociale et fiscale. Les gens s'en foutent des débats sur "doit-on ajouter des -es à tous les mots ?" ou des "faut-il faire l'alliance de la gauche ?". Les gens veulent qu'on leur expliquent comment on va remplir leur frigo, comment on va essayer de freiner la catastrophe écologique et comment ils vont pouvoir reprendre leur destin en main en prenant des décisions sur les sujets qui les concernent directement. Il faut s'astreindre à une discipline dans les médias et ne pas se laisser embarquer dans des polémiques ou tomber dans les pièges tendus. Marteler encore et encore nos idées, nos principes fondateurs et les énoncer clairement (par exemple, "l'Europe, on la change ou on la quitte").

15 juin 2019 12:45
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HORIZONTALITE
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La FI doit être un modèle d'horizontalité. Nous devons faire du mouvement un modèle de la 6e République. - Assemblée constituante - Etablissement des régles du RIC, - Toutes les décisions campagnes, affiches, ligne politique doivent partir de la base et non l'inverse. Je ne veux pas que la FI me demande si je suis d'accord, je veux qu'elle écoute ce que les Insoumis demandent et fasse voter - Transparence totale sur la structure, les commissions, les contributions aux livrets thématiques. Une rénovation de ces livrets est indispensable avec les destructions sociales, économiques, écologiques et démocratiques depuis 2 ans. - Un forum par thème accessible, pour échanger avec tous les insoumis de France - Une prise en compte des conditions militantes de province et la diffusion sur nos médias des actions hors région parisienne

15 juin 2019 12:50
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Assemblée Constituante pour la FI
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Bonjour, je serais très heureuse que nous nous appliquions notre propre programme en organisant notre Constituante. Nous n'avons pas nécessairement besoin de structure fixe, cependant, il nous faudrait quelques règles afin de vivre et faire vivre le mouvement ensemble. A l'heure actuelle, j'ai le sentiment d'être appelée à faire régulièrement des "campagnes de pub" sur des thématiques certes intéressantes, mais la façon de faire ne me convient pas. L'Assemblée Représentative est notre instance de décision, c'est pourquoi j'en attends beaucoup. J'espère que les personnes qui se déplaceront seront mises au travail et non simples "spectateurs" comme je l'ai été à Clermont-Ferrand. Ce sont eux qui doivent réfléchir collectivement à la forme que devra prendre le mouvement, c'est à eux tous d'en décider ensemble, non en validant des textes rédigés à l'avance par on ne sait qui, mais bien en le faisant eux ensemble. Il est temps de faire confiance à ceux qui se battent partout sur le terrain. Aujourd'hui, cela donne le sentiment que quelques personnes à Paris tiennent le mouvement sans vouloir le laisser prendre son envol. Nous devons tous pouvoir communiquer les uns avec les autres. Nous devons tous pouvoir soumettre des propositions aux autres (par des RIC par exemple). Nous devons tous pouvoir participer pleinement aux réflexions et aux prises de décisions. Merci à tous ceux et toutes celles qui participent à l'organisation des Assemblées. Je ne dénigre pas votre travail et j'imagine bien que vous faite de votre mieux et que votre implication est totale. Simplement, il est temps de nous donner les outils et les moyens d'être pleinement acteurs du mouvement, à tous les niveaux possibles. Il est temps de se faire confiance. Ceux et celles qui demandent une plus grande démocratie interne ne sont ni des traitres, ni des fauteurs de trouble.

15 juin 2019 13:53
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Une autre communication est possible !
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On le voit, les communicants médiatiques peuvent faire la pluie et le beau temps, c'est pourquoi nous essayons à la FI de les contrecarrer via les chaînes Youtube, les réseau sociaux, les blogs etc... mais, cela reste des infos qu'il faut aller chercher... Pour l'électeur non averti, non encarté... bref perdu, l'info doit lui arriver de face (comme la télé par exemple) C'est ainsi que les médias font le vote. Dans les départements isolés, ruraux etc... notre info doit être incontournable, car à la FI nous ne pouvons pas compter sur les médias. C'est d'ailleurs pourquoi JLM disait « nous sommes nos propres médias ». Mais ceci n'est vrai qu'en partie. Car qui sommes-nous, nous les militants de base ? Nous voit-on à la télé ? Jamais ! Dans les journaux ? Rarement !... Nous sommes des citoyens lambda rencontrés au détour d'un marché lors d'une distribution de tracts... C'est tout ! Et qui convaincrons-nous en quelques minutes ? Les convaincus ou presque convaincus ! Les mêmes que ceux qui viendront à un débat, une caravane etc... Car, dans ce monde de la téléréalité on ne reconnaît que celui qu'on a "vu à la télé" ! Nous avons eu la part belle en 2017 grâce aux meetings de JLM retransmis sur les chaînes TV. Nous n'avons pas eu le même service aux européennes et nous ne l'aurons probablement pas aux municipales non plus. Nous devons donc y remédier rapidement... Et pour aller vers les gens, deux stratégies : 1°) il faut impérativement que les «personnalités médiatiques» du mouvement (députés par exemple) se déplacent dans les territoires ruraux, rencontrent les gens, parlent avec eux, débattent etc...même et SURTOUT si le département n'est pas forcément acquis à la FI. 2°) Nous devons avoir une vitrine. A savoir un local ayant pignon sur rue. (comme c'est le cas pour les départements qui ont un député.) Mais pour ceux qui n'en n'ont pas, il faudrait dans un premier temps une aide du National pour le paiement du loyer. La nature ayant horreur du vide, si nous n'agissons pas rapidement, nos opposants ont de beaux jours devant eux !

15 juin 2019 14:23
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Démocratie et transparence
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Intégrer un groupe d'appui, soutenir un candidat aux législatives. S'entendre dire que les groupes d'appui sont un outil au service des militants qui s'y engagent, pour ensuite voir le candidat évincé d'un tweet injurieux (François Cocq n'ayant jamais théorisé dans ses oeuvres sur l'idéologie nationaliste et toujours soutenu l'avenir en commun) et ceci sans aucune explication à posteriori. N'est-ce pas méprisant envers les militants qui se sont impliqués dans les diverses campagnes ? Cet incident est certes "local", mais a contribué a démobiliser un certain nombre de militant et atteste un manque de considération pour notre engagement. Dans les actes, où est la transparence du mouvement dont on nous parle ? La démocratie tant défendue dans le programme ne se retrouve pas suffisamment dans la vie de ce mouvement. Pour preuve le nombre de fois où l'on nous a permis de nous exprimer depuis la présidentielle. Il aura donc fallu un énorme revers électoral pour qu'on se tourne à nouveau vers la base électorale ? Ce sentiment de déception est certes mitigé par l'excellent travail de nos députés et de tous les autres, ayant contribué au mouvement de quelque manière, mais il pointe assez concrètement nos aspirations déçues, et la peine de voir abandonner les acteurs de premier ordre comme Charlotte. Revenir aux basiques, ceux mis en avant dans le programme : VI ème république, féderer le peuple, mise en oeuvre de l'horizontalité promise, notamment lors de changements stratégiques déguisés (la ligne populiste est-elle réellement en conflit avec un programme et des valeurs de gauche...) réconcilier les militants de la première heure et redonner à ce mouvement une image digne et la fierté de militer au sein du mouvement, pour que la république, ce soit nous aussi !

15 juin 2019 15:33
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Référendum d'Initiative Populaire
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Le taux de signature de 10% me semble excessif (ramené à la France entière ferait un RIPopulaire à 6,7 millions de signatures, donc supérieur aux 4,7 millions de signatures du RIPartagée actuel !) Est-ce juste un effet d'annonce ou voulons nous réellement impliquer la population ? Je propose 3.5% le 'tipping point', ou 'point de bascule' en français, théorie selon laquelle une mobilisation de 3..5% de la population entraîne un bascule de l'opinion générale. Ne fixons pas un seuil trop difficilement accessible qui risquerait de décourager les 1ères initiatives, du moins dans un premier temps, puis ce taux pourra être réévaluer. En revanche un taux de 10% me semble raisonnable quant à un référendum Révocatoire afin de ne pas créer d'instabilité

15 juin 2019 16:30
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De la souveraineté populaire
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Préalables C’est la première fois que je prends le temps d’écrire ce que je soumets bien amicalement à la discussion de toutes et de tous. Soutien de la première heure des propositions et de la candidature de JLM, je souhaite continuer à m’inscrire dans le « mouvement » des Insoumis, mais aussi que soit respectée scrupuleusement la possibilité d’expression de celles et de ceux qui pensent que ce mouvement et son orientation sont à réexaminer après le résultat des élections européennes. Cette forme gazeuse d’existence, et non d’organisation qui tendrait naturellement vers celle d’un « parti », a l’avantage, comme cela fut dit et répété, de permettre d’entrer et surtout de sortir un peu « à sa guise », sans pour autant le faire au son d’une trompe… Contribution à la discussion 1. La question de la « souveraineté populaire, du pouvoir du peuple, des gens », survient trop tard dans ce texte. La « grève des urnes » ne tient pas seulement à la colère et à la défiance, mais d’abord au sentiment réel et vécu d’impuissance et de privation de pouvoir sur sa propre vie et celle de la collectivité. La souveraineté nationale, du peuple, aurait dû avoir une place primordiale dans la campagne européenne, comme elle devra l’avoir dans les municipales. L’Europe telle qu’elle est, l’organisation administrative des regroupements contraints de communes, ont pour effet de priver les gens de leurs pouvoirs, au plus près de leur vie réelle et quotidienne. Expérience déjà vécue dramatiquement avec les grandes régions. La tendance naturelle de l’oligarchie régnante est d’éloigner du peuple tout pouvoir de décision-exécution-contrôle, par tous les moyens, en utilisant la « légalité », mais aussi la force sous toutes ses formes de contrainte. C’est aussi au nom de cette souveraineté que l’on est conduit à la nécessité de « sortir des traités » européens actuels, car ils sont le moyen de priver le peuple de ses pouvoirs. Non que nous soyons contre tout traité, au contraire, nous sommes pour des traités de « coopération » et de solidarité. Jamais les « dynamiques d’auto-organisation » ne compenseront la privation de pouvoir, mais elles sont comme une revendication d’une souveraineté éloignée ou perdue. Même constat pour l’encouragement à la « désobéissance » : désobéir, c’est demander que sa souveraineté soit reconnue et respectée. Pourquoi alors aller voter si, au bout du compte, on ne peut plus rien ou pas grand chose sur ses propres affaires ? A quoi bon « faire la loi soi-même dans un atelier » si cela n’aboutit pas ? Il est un peu « court » de se rassurer en disant que ce revers « n’est pas un mal français ». Où est l’analyse ? Et n’y a-t-il pas là une forme d’abstraction commode bien éloignée de l’analyse concrète d’une situation concrète comme disait l’autre juste avant 1917 ? 2. Et si la « jonction » classes moyennes- quartiers ne s’est pas faite, c’est peut-être justement parce que, en dehors de la mince caste qui gouverne, tous les autres sont privés plus ou moins de leurs pouvoirs de décision, d’exécution, de contrôle. Cette idée riche d’avenir de « fédération populaire » ne peut avoir comme fondement, comme ciment, comme contenu primordial, que ceux fournis par la « souveraineté populaire », dont les élections ne sont que des moments essentiels de sa manifestation dans le champ politique et social. 3. Déclenché sur une revendication sociale quasi générale, le mouvement des Gilets jaunes a creusé son sillon de compréhension de la vie sociale faite aux laissés-pour-compte par l’oligarchie régnante et a donc fin par poser la question politique fondamentale, celle de la souveraineté populaire. Mieux : il n’est pas du tout surprenant d’avoir pu constater une telle « convergence » entre les mots d’ordre et propositions des Gilets jaunes et l’Avenir en commun. C’est le contraire qui aurait été étonnant et nous aurait conduits à nous interroger sur nos propositions de programme ! A partir de là, plus question pour l’oligarchie de se contenter de le commenter, de le tolérer, pire de l’approuver et de le soutenir peu ou prou. Le combattre par tous les moyens, sans relâche, le dénaturer, le caricaturer, le falsifier, l’infiltrer, pour le faire périr savamment, avec les perspectives politiques ouvertes par la période elle-même : la construction du duo électoral pour les européennes. 4. Et nous ? Il me semble qu’à partir de ce constat, peut-être avons-nous eu la « paresse » de croire que les gens étaient largement acquis à nos idées et que cela se traduirait un peu-beaucoup dans les urnes. Parce qu’il est vrai que nos « idées » sont devenues plus répandues et populaires qu’avant, même si nous n’avons pas d’illusion sur la reprise électoraliste-commerciale qu’en font certains de nos adversaires et de nos éventuels partenaires. Sans doute avons-nous comme un peu « baissé la garde », et comme nous restons de bons clients pour les médias, nos interventions publiques ont-elles été davantage marquées par de la critique des « autres » plutôt que par une recherche d’éducation politique positive. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que j’entends l’une des remarques faites par Clémentine puis par Charlotte. Comme l’a dit un jour Régis D, la faiblesse de la « gauche » est d’être incapable de « haïr », et donc de mener en continu la guerre idéologique que la droite pratique naturellement, sans répit, sans se forcer si l’on peut dire : leur occupation des postes de commande et de commentaire leur permet de se relayer avant même de sentir quelque fatigue. Voilà les réflexions auxquelles m’a conduit la lecture du document. Je vous en souhaite bonne lecture. Amitiés insoumises à toutes et tous. Robert ROLLAND Nieul, 15 juin 2019

15 juin 2019 17:09
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Démocratie et Organisation du mouvement de la FI
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L'une des difficultés internes que nous ressentons pour militer et "être utile au mouvement", c'est l'absence de structures légitimes, donc élues pour recevoir notre parole (celle des GA) et s'organiser dans les territoires. Sans s'enliser dans des structures technocratiques, le mouvement devrait pouvoir se doter de lieux de concertation et de décisions de contenus politiques avec des "porte-voix" qui rendent compte aux insoumis des GA des discussions et décisions. la tendance "naturelle " à la délégation est un obstacle à la participation, mais aujourd'hui, qu'en est il, c'est le vide entre les insoumis des GA et une direction nationale qu'on ne connait pas, hormis JLM et les députés insoumis. Les rapports thématiques sont de précieux outils à conserver , à améliorer, mais comment les enrichir dans le temps et les faire partager par nos concitoyens si, une fois rédigés, ils restent sur le site comme lettres mortes...si ce n'est pas le cas, je n'en sais rien; qui gère? à qui s'adresser? le tout-fonctionnement sur internet renvoie une image de Mouvement virtuel qui fonctionne de façon abstraite, d'où la nécessité de structures intermédiaires avec des "gens" qui répondent, etc....